À l’approche du procès de Lucas Larivrée, prévu pour le 16 mars 2026, les parents de Justine Vayrac brisent le silence. Marina, la mère de Justine, et Arnold, son beau-père, souhaitent avant tout honorer la mémoire de la jeune femme et s’assurer que son histoire ne soit pas oubliée. Ce procès représente bien plus qu’une simple procédure judiciaire pour eux, c’est une épreuve émotionnelle majeure.
EN BREF
- Le procès de Lucas Larivrée pour le meurtre de Justine Vayrac débute en mars 2026.
- La mère et le beau-père de Justine évoquent leur difficulté à se projeter dans cette épreuve.
- Un appel à la solidarité pour soutenir leur lutte contre l’oubli de la mémoire de Justine.
La nuit tragique d’octobre 2022, qui a conduit à la mort de Justine, reste gravée dans la mémoire de ses proches. Ce qui devait être une soirée entre amis à Brive-la-Gaillarde s’est transformé en drame. Après trois jours de recherche, le corps de Justine a été retrouvé en lisière de forêt à Beynat. Depuis cet événement déchirant, la famille continue de vivre au rythme des enquêtes et des préparatifs pour le procès, mais l’espoir initial semble s’effriter.
Marina a exprimé son désenchantement en déclarant : « On n’attend pas grand-chose du procès. Pendant longtemps, on y a cru. Mais, lui, il ne parlera pas. » Se retrouver face à Lucas Larivrée au tribunal est une perspective difficile à envisager. « Ce n’est vraiment pas quelque chose que l’on peut imaginer », a-t-elle ajouté, le regard chargé d’émotion.
Avant même que la date du procès ne soit fixée, les parents de Justine avaient pris l’initiative de lancer une pétition pour réclamer une peine de réclusion à perpétuité pour Larivrée. Cependant, cette initiative n’a recueilli que peu de soutien. Arnold a déploré : « Elle a été vue tellement de fois. Pourtant, très peu de personnes signent. Tant que les gens ne se sentent pas concernés… On a l’impression que cela ne touche personne. »
Au procès, la famille de Justine, à l’exception de son fils de cinq ans, sera présente en tant que parties civiles. Marina, qui prendra la parole, se dit préoccupée pour son fils qui, bien qu’entouré de ses proches, évoque rarement sa mère. « Il ne parle plus trop d’elle. Si je lui montre une photo d’elle, il saura la reconnaître. Il a un super papa et il est très entouré », a précisé Marina.
Marina a également évoqué son cheminement personnel face à cette tragédie. « Au début, je ne savais rien du tout. Je ne voulais pas savoir. Il y a six mois, je n’avais pas connaissance de ce qui s’était passé. Mais j’ai fini par accepter. Désormais, on a reçu différentes expertises, notamment celle des médecins légistes. Et je sais de quoi est décédée ma fille. »
À l’approche du procès, Marina se rend compte que l’après-événement reste difficile à envisager. L’association qui les accompagne, ainsi qu’un chien d’assistance, tentera de les soutenir durant cette épreuve. Cependant, Marina est lucide : « On s’en rapproche de plus en plus, et c’est ça qui est vraiment difficile pour moi. » Elle conclut avec une profonde tristesse : « Après ce combat, qu’est-ce qu’on fait ? Récemment, j’ai pris conscience que tout ça, ça ne me ramènera pas Justine. Évidemment, j’ai envie qu’il soit condamné le plus lourdement possible, mais on ne peut pas revenir en arrière. »