Un nouvel ouvrage sur Robert F. Kennedy Jr, ministre de la Santé sous l’administration Trump, vient de faire surface aux États-Unis, dévoilant des anecdotes inattendues. Intitulée RFK Jr. : The Fall and Rise, cette biographie signée Isabel Vincent, journaliste au New York Post, révèle des passages qui laisseront plus d’un lecteur perplexe.
EN BREF
- Un journal intime révèle des comportements surprenants de Robert F. Kennedy Jr.
- Des anecdotes incluent la dissection d’un raton laveur et un système de notation de ses infidélités.
- Le livre soulève des questions sur la vie privée d’un homme en position de pouvoir.
Dans l’un des passages les plus commentés, Kennedy raconte un incident survenu en 2001, alors qu’il se trouvait au bord de l’Interstate 684. Il décrit comment il a sectionné le pénis d’un raton laveur écrasé, avec ses enfants attendant dans la voiture. Cette scène, pour le moins choquante, laisse entendre une certaine distance entre sa vie publique et ses réflexions personnelles. Kennedy écrit : « à quel point certains membres de ma famille sont devenus bizarres ». À la lecture de cette phrase, on est en droit de se demander si lui-même ne s’inclut pas dans ce constat.
Isabel Vincent tente de contextualiser ce comportement en affirmant que Kennedy, enfant, nourrissait un véritable amour pour les animaux, nourri par son passé au zoo national de Washington. Elle mentionne également l’existence d’un congélateur rempli d’animaux écrasés qu’il étudierait, une assertion qui, dans le contexte actuel, paraît pour le moins singulière.
Les comportements singuliers de Kennedy ne s’arrêtent pas là. Sa biographie révèle également qu’il tenait un système de notation pour suivre ses infidélités. Chaque jour, il notait ses « victoires » — des jours sans infidélité — et ses « séductions », classées de 1 à 10 selon le degré d’intimité. Les entrées incluaient parfois des noms complets, notamment pour les femmes jugées « socialement importantes ». Isabel Vincent résume cette pratique avec une métaphore percutante, la comparant à un journal de bord d’un adolescent ou à un fichier d’un « sociopathe organisé ».
Cette dichotomie entre l’image publique de Kennedy, défenseur de l’environnement et ministre de la Santé, et ses comportements révélés dans ce journal soulève des interrogations. Le contraste est frappant : comment un homme qui se présente comme un ardent défenseur de la nature peut-il avoir un tel rapport avec les animaux et ses relations personnelles ? Ce décalage entre la façade et la réalité met en lumière une complexité psychologique qui, pour certains, pourrait même évoquer le profil de criminels notoires.
Les réactions sur les réseaux sociaux ne se sont pas fait attendre, certains internautes établissant un parallèle entre les comportements de Kennedy et ceux de certains criminels célèbres. La journaliste elle-même a reconnu que la scène du raton laveur pouvait rappeler les débuts de nombreux serial killers. Néanmoins, elle a insisté sur le fait que Kennedy est avant tout un passionné d zoologie, soulevant ainsi la question de la frontière entre passion et obsession.
Le livre, disponible depuis ce mardi, fait déjà couler beaucoup d’encre. Les scandales animaliers liés à RFK Jr, comme la déposition d’une carcasse d’ours dans Central Park ou la décapitation d’une baleine, ne sont pas des incidents isolés, mais plutôt des éléments d’un tableau plus vaste. Chacun de ces épisodes pourrait sembler excentrique pris isolément, mais ensemble, ils dessinent un portrait troublant d’un homme qui occupe une position de pouvoir au sein du gouvernement américain.
Alors que le silence règne au sein de l’administration Trump, la question reste ouverte : comment un ministre de la Santé peut-il avoir un tel passé et des comportements aussi singuliers ? Les révélations de ce livre pourraient bien continuer à alimenter les débats dans les semaines à venir, et il semble que Robert F. Kennedy Jr, avec son rire énigmatique, ne se sente pas particulièrement concerné par les critiques.