Depuis son arrivée à l’Élysée en 2017, Emmanuel Macron a fait du fort de Brégançon, à Bormes-les-Mimosas, l’un de ses lieux de villégiature favoris. Ce site emblématique, chargé d’histoire, devient cette année le cadre de sa dernière parenthèse estivale en tant que président. Entre baignades discrètes et voisinage royal, ce refuge offre un aperçu fascinant de la vie estivale du couple présidentiel.
EN BREF
- Le fort de Brégançon, résidence estivale d’Emmanuel Macron, est un lieu chargé d’histoire.
- Les voisins royaux, le grand-duc Henri et la grande-duchesse Maria Teresa, assurent une tranquillité particulière.
- Une piscine hors-sol a été installée pour garantir l’intimité du président lors de ses baignades.
Au cœur de la charmante région du Var, le fort de Brégançon, perché sur un piton rocheux, surplombe la Méditerranée. Emmanuel et Brigitte Macron s’y rendent chaque été pour profiter de moments en famille, bien que le président ne délaisse pas totalement ses fonctions. Il a développé une véritable affection pour ce site historique, ayant déjà été le refuge de grandes figures de l’histoire française, comme Charles de Gaulle ou François Mitterrand.
Bruno Roger-Petit, conseiller mémoire de l’Élysée, souligne que le président apprécie particulièrement de séjourner dans des lieux chargés d’histoire. En effet, au fil de son mandat, Emmanuel Macron a passé près d’une année entière au fort, selon les estimations d’un conseiller. Le couple présidentiel s’adonne également à des plaisirs simples, comme une sortie en famille dans une pizzeria du Lavandou, où ils savourent des pizzas au feu de bois.
Un autre aspect fascinant du fort est son voisinage avec des membres de la royauté. À quelques pas se trouve la propriété de la famille grand-ducale du Luxembourg, la Tour Sarrazine, qui s’étend sur une trentaine d’hectares. Lorsque le grand-duc Henri et la grande-duchesse Maria Teresa choisissent d’y séjourner, la tranquillité du lieu est particulièrement préservée, avec des mesures de sécurité renforcées pour éviter toute intrusion.
Le fort de Brégançon cache aussi des récits surprenants. Valéry Giscard d’Estaing, ancien président de la République, aurait fait aménager une plage privée pour échapper aux regards indiscrets, un accès qui nécessitait de descendre 200 marches. Nicolas Sarkozy, quant à lui, préférait la proximité de la propriété familiale de sa femme, Carla Bruni-Sarkozy, au Cap Nègre.
Pour pallier les inconvénients d’une baignade en mer, souvent coûteuse en termes de sécurité, une piscine hors-sol a été installée en 2018. Bien que ce projet ait suscité des critiques, son coût était justifié par la nécessité de garantir l’intimité du président. Les dépenses de sécurité en mer pouvaient atteindre des sommes considérables, comme l’a noté François Hollande dans un ouvrage sur le fort.
Le fort de Brégançon est également marqué par une tradition présidentielle, initiée par Charles de Gaulle. En 1964, il y a passé sa première nuit, malgré des conditions peu idéales. Finalement, il a fait de ce lieu sa résidence d’été officielle en 1968, délogeant un sénateur qui occupait alors les lieux. Depuis, de nombreux présidents, tels que Jacques Chirac ou François Hollande, ont également profité de ce cadre exceptionnel, chacun apportant sa touche personnelle à cette tradition estivale.
Des anecdotes jalonneront la mémoire de ce lieu emblématique, comme la volonté de Cécilia Sarkozy d’y construire une piscine ou encore le moment où Carla Bruni-Sarkozy y a annoncé sa grossesse. En 2017, alors qu’un incendie menaçait la région, les pompiers ont réussi à préserver ce domaine présidentiel, témoignant ainsi de l’importance de ce lieu pour la République.
Le fort de Brégançon, véritable symbole de la présidence française, continue d’incarner un mélange d’histoire, de modernité et d’intimité, un cadre où les enjeux politiques se mêlent aux moments de vie familiale du président et de sa conjointe.