La France a enfin obtenu la libération de ses deux ressortissants, Cécile Kohler et Jacques Paris, après plus de trois ans et demi de détention en Iran. Cette annonce, faite ce mardi, est accueillie avec un immense soulagement tant au sein des familles que des autorités françaises.
EN BREF
- Cécile Kohler et Jacques Paris ont été libérés après plus de trois ans de détention.
- Ils ont quitté l’Iran sous un convoi diplomatique et sont actuellement en Azerbaïdjan.
- Le ministre des Affaires étrangères a évoqué des discussions sensibles autour de leur libération.
Les deux enseignants, âgés de 41 et 72 ans, ont été exfiltrés « à l’aube » de Téhéran, escortés par l’ambassadeur de France. Ils ont rejoint Bakou, en Azerbaïdjan, où ils passeront la nuit avant de revenir en France, comme l’a confirmé Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères.
« Cécile Kohler et Jacques Paris sont libres et en chemin vers le territoire français, après trois ans et demi de détention en Iran », a déclaré Emmanuel Macron. Le chef de l’État a exprimé son soulagement pour leurs familles et a remercié les autorités omanaises pour leurs efforts de médiation. Il a également eu l’occasion de s’entretenir avec les deux ex-détenus, qui ont traversé une période extrêmement difficile.
Les enseignants avaient été arrêtés le 7 mai 2022 lors d’un voyage touristique, et leur incarcération s’est prolongée jusqu’à leur libération. Ils avaient été condamnés, en octobre 2025, à des peines de 20 et 17 ans de prison, respectivement, pour des accusations d’espionnage. La France a toujours dénoncé ces détentions comme étant arbitraires et a dénoncé les conditions de détention, assimilées à de la torture.
Après leur libération en novembre 2025, ils avaient été assignés à résidence dans l’ambassade de France à Téhéran, empêchés de quitter le pays jusqu’à récemment. Selon Jean-Noël Barrot, la décision des autorités iraniennes de les laisser partir a été confirmée par son homologue Abbas Araghchi. « Ce qui a permis d’obtenir leur libération, c’est la situation actuelle », a-t-il expliqué, faisant allusion à la tension croissante entre l’Iran, les États-Unis et Israël.
Interrogé sur les circonstances de leur libération, le ministre a mentionné des « discussions sensibles, par nature confidentielles et qui doivent le rester », précisant que la France n’a pas mêlé le sort de ses otages aux choix de sa politique étrangère. Cela souligne la complexité des négociations diplomatiques dans un contexte international tendu.
La famille de Jacques Paris a également exprimé son émotion face à cette issue. « Nous sommes très émus. Nous attendons leur retour en France pour les serrer dans nos bras », a déclaré sa fille, Anne-Laure Paris. Cette libération a suscité des réactions au sein de la classe politique française, qui a salué l’unité et la mobilisation du gouvernement pour obtenir ce résultat. Yaël Braun-Pivet a notamment souligné que « la France a montré un visage d’unité, de mobilisation sans faille pour obtenir cette libération », une déclaration qui a été applaudie dans l’hémicycle.
En somme, la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris marque un tournant dans les relations entre la France et l’Iran, tout en témoignant des défis complexes que pose la diplomatie dans des situations de crise. Le retour des deux enseignants sur le sol français est désormais attendu avec impatience, tant par leurs familles que par l’ensemble des Français.