Une affaire dramatique secoue la ville de Lille, dans les Hauts-de-France. Ce mardi 3 février, le procureur de la République a annoncé la mise en examen de dix hommes dans le cadre d’une enquête sur des faits de pédocriminalité impliquant un petit garçon de cinq ans. Selon les informations, l’enfant aurait été drogué par son père avant d’être confié à plusieurs adultes lors d’une soirée qualifiée de « chemsex ».
EN BREF
- Dix hommes sont mis en examen pour des actes de pédocriminalité à Lille.
- Le père de l’enfant aurait drogué son fils et l’aurait livré à des adultes.
- L’enfant est désormais confié à sa mère après la révélation des faits.
Une enquête avait été ouverte le 15 février 2025 suite à un signalement concernant des abus commis lors d’une soirée « chemsex », un type de rassemblement où se mêlent rapports sexuels et consommation de drogues. Les investigations ont révélé que le petit garçon avait été mis en relation avec des hommes par son propre père, ce qui aurait conduit à des « violences sexuelles aggravées » en raison de l’utilisation de substances chimiques.
Le parquet de Lille a été saisi pour des faits qui se seraient déroulés entre novembre 2024 et le 14 février 2025. Les charges retenues incluent « viol et agression sexuelle avec administration d’une substance à la victime, à son insu », ainsi que des accusations plus graves comme « viol et agression sexuelle avec torture ou acte de barbarie ».
Un rebondissement notable a eu lieu le 18 janvier 2026, lorsque les enquêteurs ont interpellé un homme de 30 ans, originaire d’Alsace du Nord. Cet individu serait le destinataire d’une vidéo tournée lors de la soirée en question, qui montre des actes de violence sexuelle commis sur le garçon. Ce développement a suscité une attention médiatique intense, compte tenu de la gravité des accusations.
Suite à cette enquête, le petit garçon a été confié à sa mère, qui était séparée de son père au moment des faits. Il bénéficie désormais d’une prise en charge spécifique, tandis que son père a perdu son autorité parentale ainsi que ses droits de visite et d’hébergement. Le procureur de Lille a également souligné que le père aurait lui-même été victime d’agressions lors de la même soirée.
Les dix hommes mis en cause dans cette affaire ont entre 29 et 50 ans. Parmi eux, un individu s’est suicidé en juin 2025 alors qu’il était en détention provisoire. Les neuf autres suspects, ainsi que le père, encourent des peines de réclusion criminelle à perpétuité pour leurs actes. De plus, un chauffeur routier impliqué dans la réception de la vidéo à caractère pédopornographique fait face à des accusations pour ne pas avoir averti les autorités, un délit passible de cinq ans d’emprisonnement.
Cette affaire tragique soulève de nombreuses questions sur la sécurité et la protection des enfants, en particulier dans des contextes où des substances sont utilisées pour altérer le discernement. La ville de Lille, déjà marquée par des drames, se retrouve de nouveau sous les feux de l’actualité avec cette histoire glaçante.
Les investigations se poursuivent, et la société civile attend des réponses sur la manière dont de tels actes ont pu se produire sans alerter les autorités plus tôt. La protection des enfants et la lutte contre la pédocriminalité demeurent des enjeux cruciaux, nécessitant une vigilance accrue de la part de tous.