Le climat de tension croissante entre l’Iran et les États-Unis s’intensifie alors que le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, accuse Washington de planifier une offensive terrestre tout en affichant des efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Cette accusation, lancée dimanche, s’inscrit dans un contexte de conflit exacerbé depuis l’attaque américano-israélienne du 28 février dernier.
EN BREF
- Mohammad Bagher Ghalibaf accuse les États-Unis de préparer une offensive terrestre secrète.
- Les tensions militaires se renforcent avec l’arrivée d’un navire amphibie américain au Moyen-Orient.
- Les Gardiens de la Révolution revendiquent des attaques contre des fonderies d’aluminium au Golfe.
Depuis plusieurs semaines, le président américain Donald Trump maintient une ambiguïté stratégique quant à la possibilité d’une intervention terrestre. Selon des responsables anonymes rapportés par le Washington Post, le Pentagone se préparerait à des opérations limitées, impliquant des raids menés par des forces spéciales, mais sans envisager une invasion à grande échelle.
Dans une déclaration percutante, Ghalibaf a affirmé : « L’ennemi envoie publiquement des messages de négociation et de dialogue, tout en planifiant secrètement une offensive terrestre. » Il a exhorté les Iraniens à s’unir face à cette menace, ajoutant que les forces armées iraniennes sont prêtes à répondre à toute agression.
Le climat militaire s’est intensifié avec l’arrivée du navire d’assaut amphibie Tripoli dans la région, accompagné de 3 500 marins et soldats du corps des Marines. Cette manœuvre est perçue comme une escalade par Téhéran, qui a déjà signalé des attaques en représailles contre des infrastructures américaines dans le Golfe.
Des attaques ciblées et des répercussions économiques
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, ont revendiqué des frappes sur les usines d’aluminium à Bahreïn et aux Émirats arabes unis, des sites stratégiques pour l’approvisionnement des industries militaires américaines. Ces actions surviennent dans un contexte où l’Iran a bloqué le détroit d’Ormuz, une voie maritime clé pour le transport du pétrole mondial, provoquant des fluctuations sur le marché énergétique international.
Les conséquences de cette guerre, qui à débuté en février, se font déjà sentir dans les économies du monde entier. Les gouvernements, de Bangkok à Berlin, mettent en place des mesures d’urgence pour contrer l’augmentation des prix de l’énergie. Les tensions pourraient encore croître avec l’entrée en guerre des rebelles houthis du Yémen, alliés de l’Iran, qui ont récemment revendiqué des attaques contre Israël.
Une situation volatile sur le terrain
Les hostilités se poursuivent, avec des rapports d’attaques de missiles iraniens dirigées vers Israël. Ce dernier, de son côté, intensifie ses frappes sur des cibles en Iran et au Liban. À Téhéran, des explosions entendues par un journaliste de l’AFP témoignent de la violence persistante dans la région.
Les civils, quant à eux, vivent dans la peur. Une artiste de 32 ans, résidant à Téhéran, a exprimé son désespoir face à la situation : « Nous sommes impuissants face à un gouvernement qui tue, et nous ne voulons pas de cette guerre non plus. Nous voulons simplement une vie normale. » Cette déclaration met en lumière les répercussions tragiques du conflit sur la population iranienne.
Alors que les discussions diplomatiques continuent avec la participation de responsables turcs, pakistanais, égyptiens et saoudiens à Islamabad, la situation demeure précaire. Les acteurs internationaux surveillent de près les développements, conscients que tout changement pourrait avoir des répercussions mondiales. Les tensions entre l’Iran et les États-Unis ne sont pas près de s’apaiser, et les conséquences de cette escalade sont déjà visibles à l’échelle mondiale.