L’Iran intensifie ses frappes contre le Bahreïn et les pays du Golfe en pleine guerre

Le 15 mars 2026, l’Iran a poursuivi ses opérations militaires en ciblant les pays du Golfe, notamment le Bahreïn, dans le cadre de représailles contre l’offensive américano-israélienne. Des explosions puissantes ont été entendues à Manama, la capitale bahreïnie, marquant ainsi le seizième jour d’un conflit déjà meurtrier.

EN BREF

  • Des explosions retentissent à Manama, révélant la montée des tensions.
  • Le Bahreïn a intercepté 125 missiles et 203 drones iraniens depuis le début des hostilités.
  • Les Etats-Unis appellent d’autres nations à escorter les pétroliers dans le détroit d’Ormuz.

Les déflagrations ont eu lieu aux premières heures de la journée, confirmées par deux journalistes de l’AFP présents sur place. Depuis le début des hostilités le 28 février, le Bahreïn, qui abrite des bases militaires américaines, a enregistré un bilan tragique de deux décès, tandis que les attaques iraniennes dans d’autres pays du Golfe ont fait au moins 24 victimes.

Cette escalade est alimentée par la présence d’intérêts américains, tant militaires qu’économiques, sur le territoire de ces nations, mettant à mal leur réputation d’oasis de sécurité dans une région marquée par les conflits. Le ministère de la Défense saoudien a annoncé avoir détruit dix drones dans l’est du pays, tandis que les Émirats arabes unis ont également neutralisé des missiles et des drones lancés vers leur territoire.

Dans le même temps, le système de défense anti-aérienne israélien a intercepté de nouveaux missiles tirés d’Iran, sans faire état de victimes sur le sol israélien. Les tensions persistent alors que les États-Unis tentent de rétablir la circulation dans le détroit d’Ormuz, un passage maritime stratégique à travers lequel transite une part significative de la production mondiale d’hydrocarbures.

Le président américain, Donald Trump, a promis de riposter « très fort » dans la semaine à venir, tout en affirmant que les États-Unis avaient « vaincu et anéanti » l’Iran sur les plans militaire et économique. Il a également exhorté d’autres pays, dont la France et le Royaume-Uni, à envoyer des navires militaires pour escorter les pétroliers dans la zone.

La situation est d’autant plus tendue après une attaque revendiquée sur des infrastructures militaires iraniennes. Trump a menacé de s’en prendre aux installations pétrolières de l’Iran sur l’île de Kharg, qui constitue son principal hub d’exportation. En réponse, Téhéran a juré de « réduire en cendres » les infrastructures pétrolières liées aux États-Unis dans la région, avertissant que des entreprises américaines au Moyen-Orient seraient ciblées si leurs installations énergétiques étaient frappées.

Le conflit, qui a causé plus de 2 000 morts en deux semaines, touche particulièrement l’Iran et le Liban, où le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par Téhéran, est engagé dans les combats. Les autorités libanaises envisagent de former une délégation pour négocier une cessation des hostilités avec l’Iran.

Alors que les États-Unis et Israël affirment avoir affaibli le pouvoir iranien, des manifestations ont eu lieu à Téhéran. Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême, n’a pas encore été vu en public depuis sa nomination, et son état de santé suscite des interrogations.

Le conflit a également des répercussions sur le monde du sport, avec l’annulation des deux Grands Prix de Formule 1 prévus à Bahreïn et en Arabie saoudite en avril. Cependant, l’équipe de football irakienne se rendra au Mexique pour son match de barrage pour le Mondial 2026, malgré la fermeture de l’espace aérien irakien, et trois membres de l’équipe féminine iranienne ont choisi de retourner en Iran après avoir obtenu l’asile en Australie.

Ce contexte de violence et d’incertitude continue d’affecter la stabilité de la région, alors que les enjeux économiques et militaires se mêlent à des tensions politiques croissantes.