Les tensions entre les États-Unis et l’Iran continuent de monter, alors que les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, ont lancé une mise en garde sévère ce mardi. Ils ont menacé de cibler des sociétés américaines opérant dans le secteur des technologies si d’autres responsables iraniens étaient tués. Cette déclaration intervient alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son deuxième mois, exacerbant les crises humaines et économiques.
EN BREF
- Les Gardiens de la Révolution menacent des entreprises américaines en cas d’assassinats en Iran.
- La guerre au Moyen-Orient continue, avec des milliers de morts et des frappes militaires intensifiées.
- Les États-Unis et l’Iran poursuivent des discussions, mais la situation demeure tendue.
Dans un communiqué publié sur leur site Sepah News, les Gardiens de la Révolution ont nommé 18 entreprises américaines qu’ils accusent d’espionnage, incluant des géants tels que Google, Apple et Tesla. Ils ont averti que ces sociétés devaient s’attendre à des représailles, notamment la destruction de leurs installations, en réponse à tout nouvel assassinat de responsables iraniens, à compter de ce mercredi soir, heure de Téhéran.
Dans la soirée, plusieurs explosions ont été rapportées dans le centre de Téhéran, témoignant de l’intensification des hostilités. Parallèlement, une usine de dessalement sur l’île de Qeshm a été touchée sans que les autorités ne précisent la date de l’attaque. Ces événements surviennent à un moment où l’ancien président Donald Trump a menacé de s’en prendre non seulement aux infrastructures, mais également aux installations pétrolières iraniennes.
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que les prochains jours seraient décisifs et que les discussions avec l’Iran étaient en cours. Toutefois, les récents développements, notamment les frappes israélo-américaines sur un site militaire à Ispahan, indiquent que la guerre se renforce plutôt que de se désamorcer.
Un témoignage poignant provient d’Elnaz, une peintre de 32 ans à Téhéran, qui a partagé son angoisse : « Tout se résume à une seule chose: la survie. Je ne pense qu’à rester en vie avec ceux que j’aime. » Cette déclaration illustre le climat de peur qui règne parmi les civils iraniens face à l’escalade du conflit.
Les marchés financiers ont réagi à ces tensions, avec une augmentation des indices boursiers, tandis que le prix du pétrole reste supérieur à 100 dollars le baril, et le coût de l’essence aux États-Unis a franchi la barre des 4 dollars le gallon.
Dans un contexte où l’Union européenne appelle à garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet de loi visant à imposer des droits de passage aux navires, interdisant explicitement le passage aux États-Unis et à Israël. Cela illustre la détermination de Téhéran à maintenir une posture offensive face aux pressions extérieures.
Les frappes israéliennes continuent de frapper des cibles au Liban, et un récent bombardement a visé un immeuble près de l’aéroport de Beyrouth. Le Conseil de sécurité des Nations Unies se réunit en urgence suite à la mort de Casques bleus indonésiens, tandis qu’un millier de personnes déplacées par les conflits trouvent refuge dans des tentes à Beyrouth.
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a indiqué que son pays envisageait d’occuper une partie du sud du Liban une fois la guerre terminée, ajoutant une couche supplémentaire à la complexité de la situation.
La guerre, qui a débuté le 28 février avec une offensive américano-israélienne contre l’Iran, a déjà eu des répercussions lourdes sur la région et continue d’aspirer de nombreux pays dans un tourbillon de violences et de conflits.