L’Iran mobilise sa population pour protéger ses centrales face aux menaces de Trump

Face aux tensions croissantes avec les États-Unis, l’Iran a choisi d’adopter une approche originale pour dissuader le président Donald Trump d’attaquer ses infrastructures énergétiques. Le pays a lancé un appel à la population pour former des chaînes humaines devant ses centrales, en réponse aux menaces proférées par le président américain.

EN BREF

  • Les autorités iraniennes appellent à des chaînes humaines pour protéger les centrales.
  • Trump a menacé de bombarder ces infrastructures si le détroit d’Ormuz n’est pas rouvert.
  • Les Gardiens de la révolution préviennent d’une riposte en cas d’attaque.

Le 7 avril, Donald Trump a réitéré ses menaces de frappes militaires contre l’Iran, affirmant qu’il pourrait « anéantir tout le pays en une nuit » si les autorités iraniennes ne réouvraient pas le détroit d’Ormuz. Cette déclaration a déclenché une mobilisation sans précédent en Iran, où les responsables ont exhorté les jeunes, artistes, étudiants et enseignants à se rassembler pour former des chaînes de protection autour des centrales électriques.

Dans un message diffusé sur les médias d’État, Alireza Rahimi, secrétaire du Conseil suprême de la jeunesse et des adolescents, a souligné l’importance des centrales électriques en tant que « patrimoine national et capital » du pays. Ce type de mobilisation n’est pas inédit en Iran, le pays ayant déjà recours à des chaînes humaines pour défendre des sites sensibles lors de tensions passées avec l’Occident.

Selon le président Massoud Pezeshkian, 14 millions d’Iraniens auraient répondu à l’appel des médias d’État, se déclarant prêts à défendre les installations stratégiques du pays. Dans un message publié sur X, il a exprimé son engagement personnel : « Moi aussi, j’ai été, je suis et je resterai prêt à donner ma vie pour l’Iran ». Cette déclaration illustre la détermination des Iraniens face aux menaces extérieures.

Les déclarations de Trump ont suscité une inquiétude palpable au sein de la communauté internationale. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a averti que des attaques contre des infrastructures civiles et énergétiques seraient contraires aux règles de la guerre et au droit international. Cette mise en garde souligne l’ampleur des conséquences potentielles d’un conflit armé dans la région.

Dans un contexte de montée des tensions, les Gardiens de la révolution ont averti que si les États-Unis mettaient leurs menaces à exécution, l’Iran riposterait en privant les États-Unis et leurs alliés des ressources pétrolières et gazières de la région. Cette réponse pourrait également s’étendre à d’autres pays du Golfe, augmentant ainsi le risque d’un conflit régional majeur.

La situation actuelle met en lumière les fragilités géopolitiques qui entourent le Moyen-Orient. Les actes d’agression verbale et militaire de part et d’autre risquent de plonger la région dans une spirale de violence difficile à maîtriser. Le monde observe avec attention, espérant que la diplomatie prévaudra sur les menaces de guerre.