Louis Sarkozy : pari raté pour le fils de Nicolas Sarkozy à Menton

**Louis Sarkozy : un rêve brisé pour le fils de l’ancien président à Menton**

À 28 ans, Louis Sarkozy nourrissait de grandes ambitions. Après avoir lancé sa propre marque de mocassins à glands et pris un poste chez CNews, le fils de Nicolas Sarkozy et Cécilia Attias s’est tourné vers le monde politique, inspiré par son parrain, le milliardaire Martin Bouygues. Avec un esprit d’initiative, il a choisi de se lancer dans la compétition politique, déterminé à faire sa marque dans une ville.

Conscient que ses chances étaient minces dans de nombreuses agglomérations, il a jeté son dévolu sur Menton. Dans cette commune des Alpes-Maritimes, un maire républicain, en place depuis 32 ans, semblait inébranlable. Louis Sarkozy, qualifié de « mentonnais d’adoption », se voyait déjà en compétition avec le soutien de Reconquête et du Rassemblement National. Malheureusement, son pari s’est soldé par un échec retentissant.

Lors de ce scrutin, Louis Sarkozy a été largement éclipsé par Alexandra Masson, la candidate du Rassemblement National, qui a récolté 36,25 % des voix, tandis que Sarkozy n’a obtenu que 18,5 %. La lutte pour le second tour s’est révélée serrée, avec Sandra Paire, ancienne adjointe de l’ex-maire Jean-Claude Guibal, qui a obtenu 19,74 %, et Florent Champion, ancien adjoint d’Yves Juhel, avec 15,09 %. Du côté de la gauche, les listes menées par l’écologiste Laurent Lanquar-Castiel et la candidate de Reconquête, Émilie Ria, n’ont pas réussi à franchir le seuil de 10 %, les excluant du second tour.

Bien que certains aient critiqué son parcours comme étant le fruit d’une cooptation, Louis Sarkozy a également fait face à des oppositions virulentes. Sa permanence de campagne a été vandalisée, avec des inscriptions insultantes telles que « fils de prisonnier » ou « laisse Menton tranquille ». Sur les forums et réseaux sociaux, les critiques ont fusé, certains qualifiant sa campagne de « bulles médiatiques » et remettant en question son ancrage local et sa capacité à représenter les habitants.

Sensing la défaite, Louis Sarkozy a tenté de se consoler avec une métaphore pour le moins audacieuse : « Si j’arrive en troisième position, ça voudra dire que Menton me dit : ‘Je ne suis pas une fille facile, il faut recommencer, un an c’était trop vite, trop fort, trop rapide, pour me séduire’. » Ce message, ambigu, laisse entrevoir la possibilité d’une nouvelle candidature, mais pourrait aussi constituer une mauvaise nouvelle pour les habitants de Menton.