Luc Besson dénonce une nouvelle décapitation de cerf devant sa propriété dans l’Orne

Luc Besson, le célèbre réalisateur français, exprime son indignation face à une scène macabre qui s’est déroulée devant sa maison dans l’Orne. Ce dimanche 20 septembre, il a partagé sur son compte X une image d’un cerf décapité, rappelant une précédente affaire choquante survenue l’année précédente.

EN BREF

  • Luc Besson partage une photo d’un cerf décapité devant sa propriété.
  • Deux chasseurs condamnés l’année dernière pour une exécution similaire.
  • Le plus jeune des chasseurs fait appel de sa condamnation.

Dans son message, Luc Besson évoque le traumatisme causé par cette nouvelle exécution, faisant référence à un incident similaire survenu l’année précédente. « Après avoir égorgé un cerf sous les yeux de ma mère, la chasse est à nouveau ouverte ! Maintenant, ils décapitent les cerfs devant chez moi et laissent pourrir les corps. Et on ose parler de la “noblesse” de la chasse ? », a-t-il écrit avec colère.

En janvier dernier, deux chasseurs avaient été condamnés pour avoir abattu un cerf qui s’était réfugié dans le jardin de Besson. Leur acte avait eu lieu sous les yeux de sa mère, provoquant une vive émotion. Leur peine, en plus de l’interdiction de chasse, comprenait un stage de sensibilisation et le versement de dommages et intérêts à des associations de protection des animaux. Luc Besson avait témoigné à l’époque de la brutalité de l’acte, décrivant comment les chasseurs avaient utilisé une dague pour abattre le cerf.

Malgré cette décision de justice, l’affaire semble loin d’être close. Selon des informations relayées par Le Parisien, le plus jeune des deux chasseurs condamnés a décidé de faire appel. Son avocat, Me Jean-Marc Descoubes, remet en question la légitimité de l’action de Luc Besson, affirmant que le terrain appartient à une société civile immobilière (SCI) et non directement au cinéaste. Ce dernier avait témoigné que le tribunal n’avait pas pris en compte cet aspect crucial.

Les avocats de Luc Besson, Me Irina Kratz et Me Thierry Marembert, n’ont pas souhaité commenter cette nouvelle tournure de l’affaire. Ce revirement suscite des interrogations sur l’application de la loi et la protection des animaux dans des contextes privés, notamment lorsque des acteurs du milieu de la chasse s’affrontent à des défenseurs des animaux.

Alors que la saison de chasse s’ouvre à nouveau, l’indignation de Luc Besson résonne comme un appel à la réflexion sur les pratiques de chasse en France. La violence dont ont été témoins les occupants de sa propriété soulève de nombreuses questions sur la législation en vigueur et l’éthique entourant la chasse. Les débats se poursuivent, et l’affaire pourrait bien prendre une tournure encore plus complexe dans les mois à venir.