Dans un climat tendu au sein du football mondial, Luis Figo, ancien international portugais et figure emblématique du sport, a exprimé des critiques acerbes à l’encontre de Gianni Infantino, président de la FIFA. À travers une tribune percutante publiée dans le Daily Mail, Figo demande la démission immédiate d’Infantino, dont la gestion est devenue une source de controverse. Cette déclaration marque un tournant dans la carrière de Figo, qui, jusqu’à présent, avait soutenu le président de la FIFA.
EN BREF
- Luis Figo exige la démission de Gianni Infantino, président de la FIFA.
- Il dénonce des décisions douteuses et un projet d’enrichissement personnel.
- La contestation de l’autorité d’Infantino s’intensifie au sein de la FIFA et de l’UEFA.
Dans sa tribune, Figo dépeint un tableau alarmant des décisions prises par Infantino depuis son élection en 2016. L’ancien Ballon d’Or décrit un enchaînement de mesures qu’il juge opaques et préjudiciables pour l’intégrité du football. Au cœur de ses préoccupations se trouve un projet controversé de création d’une société commerciale destinée à vendre une part des revenus futurs de la Coupe du Monde à des investisseurs privés, un procédé qui suscite de vives inquiétudes quant à la transparence des opérations de la FIFA.
Figo, qui se dit trahi par Infantino, a affirmé avec force : « Je pourrais écrire 10 000 mots sur les problèmes de la FIFA. Mais la solution n’en nécessite que trois : Infantino doit partir. » Ce cri du cœur résonne non seulement comme une critique personnelle, mais aussi comme un appel à l’action pour l’ensemble de la communauté footballistique.
Le projet de société commerciale, selon Figo, a été discuté sans que les membres de la FIFA ne soient pleinement informés. Il s’interroge : « Si c’était une si bonne idée, pourquoi ne pas en avoir parlé aux membres lors de la réunion avant la finale de la Coupe du Monde ? » Cette question soulève des doutes quant à l’honnêteté et à l’intégrité de la direction actuelle.
Les accusations portées contre Infantino vont au-delà d’une simple mauvaise gestion. Figo évoque un potentiel enrichissement personnel, suggérant qu’Infantino envisageait de diriger cette nouvelle société avec un salaire annuel estimé à 30 millions de dollars, une affirmation que la FIFA a vigoureusement contestée. En évoquant les finances de l’organisation, Figo rappelle que la FIFA dispose d’une réserve de 5 milliards de dollars, ce qui rendrait superflue toute nécessité de recourir à des investisseurs privés.
Les mots de Figo sont durs : il qualifie Infantino de « plus vil, trompeur et lâchement intéressé » dirigeant qu’il ait observé en trente ans de carrière. « Il a menti, trompé et tenté de garnir son propre nid aux dépens du football », déclare-t-il, tout en ajoutant que l’actuel président a « bafoué la fonction de président ». Son appel à la démission s’accompagne d’une mise en garde : « Il est trop tard pour sauver sa dignité, mais pas pour sauver le football. Il doit partir. Maintenant. »
La situation d’Infantino est d’autant plus précaire qu’elle coïncide avec une période de remise en question intense de son autorité. Le rejet du projet de société commerciale n’est que la partie visible d’un conflit plus large, où plusieurs confédérations, y compris l’UEFA, se sont opposées publiquement à lui. Ce climat de contestation a même conduit des figures historiques comme Arsène Wenger à prendre leurs distances avec le président de la FIFA.
Le 5 août 2026, une réunion d’urgence s’est tenue au Maroc, soulignant l’urgence et la fragilité de la direction actuelle de la FIFA. Face à la pression croissante, tant sur le plan politique que populaire, l’appel de Figo apparaît comme une voix puissante dans un débat qui pourrait redéfinir l’avenir du football mondial. Sa position n’est pas seulement celle d’un ancien joueur, mais d’une figure respectée qui dispose encore d’une influence significative dans le paysage footballistique.
En somme, l’intervention de Luis Figo met en lumière non seulement les défis auxquels la FIFA fait face, mais également le besoin pressant d’une réforme au sein des instances dirigeantes du football. Alors que la crise s’intensifie, la question de l’avenir de Gianni Infantino et de la gouvernance de la FIFA reste plus que jamais d’actualité.