Dans la nuit du 28 au 29 février 2026, Dubaï a été le théâtre d’une situation alarmante, marquée par des traînées lumineuses et des détonations. Les missiles tirés par l’Iran en réponse à une frappe des États-Unis et d’Israël ont plongé les expatriés français dans la peur. Parmi eux, Maeva Ghennam, influenceuse bien connue, a choisi de partager sa détresse à travers ses réseaux sociaux, transformant son compte en un journal de bord, filmant les explosions en direct.
EN BREF
- Maeva Ghennam filme les bombardements à Dubaï, suscitant l’inquiétude des autorités.
- Déjà sous le coup d’un travel ban, elle est convoquée par la police.
- Ses vidéos pourraient entraîner des sanctions sévères aux Émirats.
Ses vidéos, visionnées par plusieurs millions de personnes, montrent une Maeva Ghennam en larmes, exhibant son passeport tout en implorant : « La France, protégez-nous. » Ces images ont rapidement suscité des interrogations sur la légalité de son comportement, surtout compte tenu de son statut déjà précaire en raison d’un travel ban imposé suite à une altercation antérieure.
Dans les tours vitrées de l’émirat, les alarmes des téléphones retentissaient alors que l’espace aérien se fermait, incitant les habitants à se mettre à l’abri. En attendant, Maeva continuait de partager ses angoisses, évoquant sa volonté de quitter le pays, mais se sentant piégée par des restrictions administratives. « Je ne peux pas monter dans le premier avion venu », a-t-elle déclaré à ses abonnés.
Quelques jours plus tard, Maeva a annoncé sur Snapchat que son téléphone avait sonné à nouveau, cette fois pour une convocation de la police. « Franchement, moi j’en ai marre, vous savez même pas ce qu’il vient de m’arriver. Une dinguerie, vaut mieux pas que je parle », a-t-elle exprimé, laissant entendre que la situation se compliquait.
Selon certaines analyses, les autorités auraient mal pris ses publications. Un commentateur a déclaré : « C’est parce qu’elle a pété sa bouche. Elle a filmé tout ce qui se passait à Dubaï. Il n’y a pas de liberté d’expression aux Émirats. » Les sanctions pour diffusion de contenus jugés inappropriés peuvent être sévères, allant de lourdes amendes à des peines de prison.
Les lois aux Émirats arabes unis sont strictes concernant la désinformation. Pour des vidéos jugées alarmistes, les amendes peuvent atteindre jusqu’à un million de dirhams, soit environ 245 000 euros, avec des peines de prison allant jusqu’à trois ans. En raison de cette situation, Maeva Ghennam se retrouve dans une impasse, attendant la décision des autorités judiciaires locales.
La situation de Maeva met en lumière les défis auxquels sont confrontés les expatriés en période de crise, ainsi que les limites de la liberté d’expression dans des pays aux régimes stricts. Alors que l’influenceuse continue de naviguer dans cette tempête médiatique et légale, les yeux sont tournés vers les développements futurs de cette affaire.