Maeva Ghennam face aux tensions à Dubaï : de la peur à la sérénité

Dans la nuit du 28 février au 1er mars 2026, la tension est montée d’un cran aux Émirats arabes unis. Des missiles iraniens ont été tirés vers le pays, provoquant une vague d’inquiétude parmi les expatriés, notamment les influenceurs français présents sur place. Maeva Ghennam, qui compte plus de 3 millions d’abonnés sur Instagram, a partagé en direct ses émotions et sa peur, avant de changer totalement de discours le lendemain.

EN BREF

  • Des missiles iraniens ont été tirés vers les Émirats, sans victimes selon les autorités.
  • Maeva Ghennam exprime d’abord sa peur avant de vanter la sécurité à Dubaï.
  • Les autorités émiraties rappellent les règles strictes concernant la communication des influenceurs.

Alors que les sirènes retentissaient et que les détonations résonnaient, Maeva Ghennam a filmé les traînées blanches dans le ciel depuis sa villa à Dubaï. Dans une story, elle a exprimé son angoisse : « Ça a bombardé, mes vitres tremblent. Regardez, c’est juste au-dessus de nous. Le bruit était encore plus fort que les autres fois, j’ai trop peur. » À ce moment-là, elle souhaite être rapatriée rapidement, craignant pour sa sécurité.

Cependant, moins de 24 heures plus tard, l’influenceuse a modifié son discours. Dans une nouvelle vidéo, elle dépeint un tableau très différent de Dubaï. « Ici, nous sommes protégés. Il n’y a pas d’attentats, on ne se fait pas cambrioler », affirme-t-elle, soulignant que le pays est exempt de criminalité. D’autres influenceurs sur place rejoignent son avis, insistant sur le fait que Dubaï ne ressemble en rien à la zone de chaos décrite sur les réseaux sociaux. « Tout va très bien, les gens sont dehors et continuent de vivre », ajoutent-ils.

Un changement de ton significatif

Lors d’une interview accordée à RMC, Maeva Ghennam a expliqué cette évolution de ton. « Au départ, nous ne savions pas trop ce qu’il se passait », raconte-t-elle. « On entendait des détonations donc on était tous paniqués, on voyait des choses dans le ciel. » Mais après avoir compris que les missiles avaient été interceptés, son inquiétude s’est apaisée. « On a été rassurés », répète-t-elle, ce mantra devenant le fil rouge de son nouveau récit.

En parallèle, une compatriote vivant à Dubaï a révélé avoir reçu un message du ministère de l’Intérieur émirati lui interdisant de parler à la presse ou de diffuser des images des bombardements. D’autres internautes ont rapporté des situations similaires. Cependant, Maeva Ghennam affirme ne pas avoir été affectée par ces restrictions, ajoutant que parler de ce qui s’est passé est possible, mais que « rajouter des choses » est interdit.

Les règles strictes des autorités émiraties

Cette situation est conforme aux avertissements du ministère public des Émirats, qui a précisé que quiconque partagerait du contenu non vérifié s’expose à des poursuites judiciaires. Selon la juriste Stéphanie Maury, il est nécessaire d’avoir une « licence spécifique » pour exercer comme influenceur, ce qui implique un contrôle strict des messages diffusés. « N’importe quelle communication doit respecter la loi de Dubaï », souligne-t-elle, en précisant que des infractions peuvent entraîner l’expulsion du territoire.

Pour Maeva Ghennam, déjà impliquée dans des controverses par le passé, cette situation soulève des questions. Les vols commerciaux reprennent progressivement, et le ministre français Jean-Noël Barrot a annoncé que la France préparait le rapatriement de ses ressortissants vulnérables.

Dans un contexte où la parole sur la sécurité à Dubaï est encadrée, le contraste entre les réactions initiales des influenceurs et leur message rassurant souligne les conséquences de la communication sur les réseaux sociaux. La phrase « On a été rassurés » de Maeva Ghennam prend tout son sens, illustrant une réalité complexe où la peur, la sécurité et les règles strictes se mêlent.