Ce dimanche, à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Paris. Organisée par la Fédération internationale des journalistes (FIJ), cette manifestation vise à dénoncer les attaques répétées contre les professionnels des médias à travers le monde.
EN BREF
- Des centaines de manifestants se rassemblent à Paris pour la liberté de la presse.
- La FIJ souligne les attaques contre les journalistes à l’échelle mondiale.
- La France continue d’agir pour libérer des journalistes détenus, comme Christophe Gleizes.
Sur le parvis de l’Hôtel de ville, les manifestants ont déployé une banderole portant le message « Le devoir d’informer/Le droit d’être informé », écrit en français, anglais et espagnol. Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ, a pris la parole pour alerter sur une situation alarmante : « La presse est attaquée partout, sur tous les terrains, y compris ceux où il n’y a pas de guerre ». Il a également évoqué les difficultés rencontrées par les journalistes, même dans des pays réputés pour leur démocratie, comme les États-Unis.
La FIJ, qui célèbre son centenaire cette année, représente plus de 600 000 journalistes dans 187 syndicats et associations à travers le monde. Elle défend les droits des journalistes et promeut le pluralisme des médias. « Cent ans après, cette solidarité internationale est plus que jamais nécessaire », a souligné Bellanger, faisant référence aux actions menées par la FIJ en Ukraine, en Afghanistan, au Yémen ou en Palestine.
Le porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a également pris la parole lors de la manifestation, rappelant que la France poursuit ses efforts pour obtenir la libération des journalistes détenus arbitrairement. Parmi eux, le journaliste sportif Christophe Gleizes, arrêté en mai 2024 en Algérie.
La liberté de la presse est actuellement à son niveau le plus bas depuis un quart de siècle, selon le classement mondial annuel publié par Reporters sans frontières. Dans ce classement, la France se classe 25e, considérée comme ayant une « situation plutôt bonne » par l’organisation.
Un sondage réalisé par le collectif Forbidden Stories a révélé que 70 % des journalistes ayant répondu estiment que les enquêtes collaboratives et transfrontalières sont le moyen le plus efficace pour faire face aux menaces qui pèsent sur la profession.
La journée mondiale de la liberté de la presse rappelle ainsi l’importance cruciale de protéger le journalisme dans un monde où l’oppression des voix critiques se fait de plus en plus sentir. Le rassemblement parisien témoigne de l’engagement des journalistes et de leurs soutiens à défendre un droit fondamental : celui d’informer et d’être informé.