Marc Dutroux, reconnu coupable en 2004 de plusieurs crimes graves, fait à nouveau la une de l’actualité. À 69 ans, le criminel belge a été inculpé après la découverte de photographies à caractère pédopornographique dans sa cellule de la prison de Nivelles, en Belgique.
EN BREF
- Découverte de 200 photographies, dont la moitié à caractère pédopornographique.
- Inculpation pour possession d’images d’abus sexuels sur mineurs en 2025.
- Enquête en cours pour déterminer comment ces photos ont été introduites en prison.
Cette découverte a eu lieu en 2024 lors d’une fouille de routine. Les agents pénitentiaires ont mis la main sur un ensemble de 200 photographies, dont la moitié montrait des scènes pornographiques impliquant des adultes, tandis que l’autre moitié était composée d’images de mineurs nus. Le parquet du Brabant wallon a confirmé ces informations.
Suite à cette découverte, une instruction judiciaire a été ouverte, menant à l’inculpation de Dutroux pour « possession pour diffusion d’images d’abus sexuels sur mineurs ». Toutefois, l’origine de ces photographies reste floue. Marc Dutroux a déclaré qu’il les avait trouvées dans une enveloppe sur son lit, les qualifiant de tentative de « harcèlement » à son encontre.
Les conditions de détention de Dutroux sont extrêmement surveillées. Il ne reçoit de visites que de son avocat, Me Bruno Dayez, et chaque rencontre est encadrée par un dispositif de sécurité rigoureux. Les couloirs et les ailes adjacentes à sa cellule sont systématiquement évacués lors de ces visites. Cela soulève des questions quant à la manière dont les photographies ont pu entrer dans son espace personnel. En effet, les contacts de Dutroux sont très limités et contrôlés.
Interrogé sur cette situation, Frank Discepoli, avocat pénaliste, a souligné que l’introduction d’objets illégaux dans les prisons n’est pas rare. « Il est malheureusement fréquent que des choses illégales rentrent dans la prison. On le voit souvent en ce qui concerne la drogue ou des téléphones portables », a-t-il expliqué. Il a ajouté que des contenus malveillants, tels que des photographies à caractère pédopornographique, pourraient être introduits par divers moyens, que ce soit par un codétenu lors d’une visite ou par des personnes extérieures qui lancent des objets par-dessus les murs de l’établissement.
La justice devra déterminer si d’autres personnes, comme des codétenus ou même potentiellement des agents pénitentiaires, ont pu se rendre complices de cette introduction d’images interdites. Cette situation relance les débats sur la sécurité au sein des établissements pénitentiaires et sur les moyens de lutte contre l’introduction d’objets illégaux en prison.
Marc Dutroux, dont le nom est associé à des crimes parmi les plus odieux, se retrouve à nouveau au centre des préoccupations, soulevant des interrogations sur la gestion de la détention des criminels dangereux et sur la protection des mineurs.