La candidate à l’élection présidentielle de 2017, Marine Le Pen, a récemment suscité des réactions vives après l’invitation de Karine Le Marchand à son émission « Une ambition intime ». Cette invitation a été commentée de manière piquante par la présentatrice, affirmant que « Marine Le Pen n’est pas Dark Vador ». Cette phrase des plus iconiques illustre la volonté de présenter la candidate sous un jour plus humain, loin de l’image traditionnelle de l’extrême droite.
EN BREF
- Marine Le Pen dévoile un livret intimiste intitulé « Telle que je suis ».
- Un incident a émergé lorsque Karine Le Marchand a demandé le retrait d’une photo.
- Le Front National justifie l’utilisation de l’image comme un droit d’auteur sur une émission publique.
Lors de la convention présidentielle organisée ce week-end à Lyon, Marine Le Pen a présenté ce livret, où elle se dévoile dans des moments de vie quotidienne, que ce soit en famille ou en vacances. Ce témoignage personnel vise à humaniser la candidate du Rassemblement National et à proposer un storytelling des plus subtils, à la manière des « Carnets d’espérance » qu’elle avait déjà publiés.
Ce livret, intitulé « Telle que je suis », met en avant une Marine Le Pen détendue et accessible. Il s’inscrit dans une volonté de renverser les stéréotypes véhiculés par ses opposants. En expérimentant avec ce format, Mme Le Pen démontre sa maîtrise du récit personnel, consolidant encore davantage son image dans le paysage politique français.
Dans le cadre de la promotion de son image, une photo significative a été capturée durant l’émission avec Karine Le Marchand, montrant les deux femmes trinquant ensemble. Cette image a été légendée par une citation percutante de Marine Le Pen :
« Si je dois être critiquée, que je le sois sur des éléments avérés et non sur des mensonges »
. Une phrase qui rappelle les défis auxquels elle fait face dans un contexte politique chargé.
Cependant, cette mise en scène a provoqué une réaction instantanée de Karine Le Marchand, qui a exigé le retrait de la photo jugée inappropriée. La présentatrice s’est exprimée sur les réseaux sociaux en demandant au Front National de supprimer son image de l’exploitation médiatique :
« Merci de la retirer immédiatement »
. Néanmoins, le Front National a répondu par la négative, arguant que l’image était une simple capture d’écran, ce qui leur conférait le droit de l’utiliser.
Karine Le Marchand n’a pas contesté cet argument, mettant en lumière les ambiguïtés qui existent autour de la propriété de l’image dans les médias. La dynamique entre ces deux figures attestent des tensions et clichés associés à la politique, dans un monde médiatique où les images parlent parfois plus que les mots.
Cette situation soulève également des interrogations sur la responsabilité des médias. La ligne entre exposition personnelle et exploitation commerciale est souvent floue, et les figures publiques doivent naviguer prudemment dans cet environnement. La politique, à travers ces images et récits, retrouve toujours un écho dans l’opinion publique et dans les médias.
Pourtant, à l’heure où Marine Le Pen est en butte à des allégations lui demandant de rembourser près de 300 000 euros liés à des assistants parlementaires peu assidus, l’utilisation de ce livret pourrait-elle être perçue comme une tentative de diversion ? En tous les cas, la candidate ne manque pas de susciter l’intérêt et la controverse autour d’elle, ce qui en soi, est également une forme d’art politique.
Les téléspectateurs se souviendront des moments marquants de l’émission « Une ambition intime », qui, tout en humanisant les personnalités politiques, agite également le débat public sur la politique et le journalisme. Un rapport complexe qui mérite d’être exploré et compris dans le cadre de l’actualité contemporaine.
