Marine Tondelier appelle à l’union à gauche pour les municipales de 2026

Au soir du premier tour des élections municipales de 2026, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a lancé un appel à l’union à gauche. Elle a demandé à ses camarades de se rassembler afin d’éliminer les listes de droite lors du second tour, soulignant la nécessité d’une coalition large pour faire face à une droite et à une extrême droite en forte progression.

EN BREF

  • Marine Tondelier plaide pour une union des forces de gauche au second tour des municipales.
  • Les écologistes, moins populaires qu’en 2020, font face à une forte implantation de l’extrême droite.
  • Les prochaines élections municipales sont cruciales avant la présidentielle de 2027.

Ce dimanche 15 mars 2026, les résultats provisoires du premier tour des élections ont révélé un intérêt moins marqué des Français pour le mouvement Europe Écologie Les Verts (EELV) par rapport à 2020. À cette époque, les écologistes avaient remporté plusieurs grandes villes comme Lyon, Bordeaux et Strasbourg, en partie grâce à la prise de conscience croissante des enjeux environnementaux. Cependant, cette année, le climat politique semble plus défavorable, notamment en raison de la montée de l’extrême droite qui s’est solidement ancrée dans le paysage politique national.

Face à ce constat, Marine Tondelier a réagi en appelant à l’union des forces de gauche. Lors de son intervention sur TF1, elle a affirmé qu’il était essentiel d’éliminer la droite et l’extrême droite au second tour. Sa déclaration visait particulièrement la prise de position de Raphaël Glucksmann, leader du parti Place publique, qui refuse toute alliance avec la France insoumise (LFI). Pour Tondelier, l’absence de collaboration entre les partis de gauche serait une erreur stratégique dans le contexte actuel.

« Au premier tour, on choisit, au deuxième tour, on élimine », a-t-elle déclaré, soulignant l’importance d’une stratégie collective. Cette position témoigne de son inquiétude face à la réélection de Steve Briois, maire du Rassemblement national (RN) d’Hénin-Beaumont, qui a obtenu 78 % des voix dès le premier tour, un score supérieur à celui de 2020.

La cheffe des Verts a également critiqué le positionnement de Glucksmann, le qualifiant de « hors-sol » dans un contexte où l’élection présidentielle de 2027 approche. Les municipales représentent un enjeu crucial, car elles constituent le dernier grand rendez-vous démocratique avant cette échéance électorale. Tondelier a insisté sur le fait que les villes dirigées par des élus de gauche et écologistes jouent un rôle fondamental dans la défense des valeurs sociales et environnementales.

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a pour sa part exprimé des doutes quant à la capacité de LFI à rassembler la gauche et à contrer l’extrême droite. « La vie de millions de Françaises et de Français est en jeu », a-t-il déclaré, affirmant que les alliances devront se construire sur des bases solides si la gauche souhaite espérer remporter les prochaines élections.

Dans ce contexte électoral tendu, les appels à l’unité se multiplient au sein de la gauche. Les prochaines semaines seront déterminantes pour définir les stratégies et les alliances qui pourraient influencer non seulement les municipales, mais également les grandes élections à venir.