À quelques jours de donner naissance, Marine Tondelier ne compte pas faire une pause prolongée dans sa campagne pour l’élection présidentielle de 2027. Alors qu’elle se trouve enceinte de huit mois et demi, la candidate écologiste a partagé ses réflexions sur l’art de concilier vie personnelle et engagements politiques lors d’une interview sur France 2 le 9 septembre dernier.
EN BREF
- Marine Tondelier, enceinte, prévoit de continuer sa campagne présidentielle.
- Elle laisse son équipe gérer en son absence, mais reste déterminée.
- Sa grossesse inspire son programme centré sur la santé reproductive.
Dans cette période délicate, la priorité de Marine Tondelier sera, bien sûr, son enfant. Néanmoins, elle refuse de se fixer un calendrier rigide avant la naissance. « Tant que le bébé n’est pas là, il est difficile de se projeter », a-t-elle affirmé, tout en précisant qu’elle ne prévoit pas de s’absenter pendant quatre mois.
Durant son absence, son entourage politique a été préparé à prendre le relais. « Je reviendrai en pleine forme, plus déterminée que jamais », a-t-elle rassuré, indiquant que son éventuel retrait de la course à l’Élysée dépendra davantage des décisions stratégiques de son parti que de sa maternité. Les Écologistes, en effet, doivent encore définir leur position quant à une candidature autonome ou une éventuelle alliance, notamment avec Jean-Luc Mélenchon ou autour d’une candidature sociale-démocrate.
Malgré ces préoccupations, Marine Tondelier assure qu’elle « n’a pas dit son dernier mot » concernant l’union de la gauche. Sa grossesse a également influencé son programme politique. Elle a récemment introduit un livret dédié à la santé reproductive, qu’elle souhaite intégrer comme un enjeu central de sa campagne. « C’est un sujet qui me tient à cœur », souligne-t-elle, décrivant cette thématique comme un « grand oublié de la politique ».
Forte de son expérience personnelle, Marine Tondelier évoque les défis qu’elle a rencontrés, notamment une fausse couche et un parcours de procréation médicalement assistée (PMA) avant cette grossesse. Son projet inclut des mesures visant à lutter contre l’errance diagnostique liée à l’infertilité et à améliorer l’accompagnement post-accouchement. Elle estime que les femmes sont très peu préparées à la réalité du post-partum et propose la création d’un service public dédié à cet accompagnement.
Au-delà du post-partum, son programme aborde des sujets tels que la ménopause, l’endométriose, les fausses couches, le deuil périnatal et d’autres pathologies gynécologiques. « Il y a une méconnaissance sur ces sujets », affirme-t-elle, plaidant également pour le diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies, une procédure qu’elle a elle-même réalisée en Belgique, mais qui reste interdite en France.
À l’aube de son accouchement, Marine Tondelier lie ainsi son expérience personnelle à son projet présidentiel. Si cet événement marquera un tournant dans son quotidien, elle insiste sur le fait qu’il ne devrait pas entraîner une absence prolongée de la scène politique. Sa campagne continuera, d’abord sous la direction de son équipe, puis avec elle-même dès que sa santé et sa situation familiale le permettront.