Ce lundi 6 juillet 2026, Marlène Schiappa, ancienne secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a partagé ses réflexions sur l’affaire Delphine Jubillar via sa story Instagram. Cette prise de parole intervient après les récents aveux de Cédric Jubillar, qui a reconnu être responsable de la mort de sa femme, un fait divers qui a profondément marqué l’opinion publique.
EN BREF
- Cédric Jubillar a avoué avoir tué sa femme Delphine, disparue en décembre 2020.
- Marlène Schiappa dénonce les violences conjugales et les comportements contrôlants des hommes.
- Ce féminicide soulève une fois de plus la question des violences faites aux femmes en France.
Ce retournement de situation, après plus de cinq ans de silence de la part du principal suspect, a suscité une vive réaction dans le pays. Cédric Jubillar avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025, bien qu’il ait toujours nié les faits qui lui étaient reprochés. Sa confession, transmise à son avocat, Pierre Debuisson, a été relayée par La Dépêche du Midi, marquant un tournant dans cette affaire complexe.
Delphine Jubillar avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, laissant derrière elle son compagnon et leurs deux enfants. Les autorités avaient rapidement soupçonné Cédric Jubillar, et malgré ses dénégations, les preuves s’étaient accumulées contre lui. À présent, avec ses aveux, il a également signalé sa volonté de révéler où se trouve le corps de sa femme, une information qui pourrait apporter des réponses tant attendues à la famille de Delphine.
Dans sa story, Marlène Schiappa n’a pas hésité à exprimer son indignation face à la situation. Elle a dénoncé les motifs de cette violence, affirmant que Cédric Jubillar avait agi par peur de perdre le contrôle sur sa femme. « Cédric Jubillar a avoué avoir tué sa femme parce qu’elle voulait le quitter », a-t-elle déclaré. Elle a précisé que Delphine souhaitait mettre fin à une relation où elle était restée dans l’ombre de son mari, cherchant à retrouver sa liberté et son bonheur.
Schappa a mis en lumière le phénomène des violences conjugales, soulignant que ces comportements ne se manifestent pas uniquement par des actes de violence physique, mais aussi par des mécanismes de contrôle et de manipulation psychologique. Elle a insisté sur le fait que de tels actes, comme rabaisser une partenaire ou limiter son accès aux ressources financières, font partie d’un continuum de violence qui doit être reconnu et combattu.
En évoquant le contexte de la violence faite aux femmes, elle a rappelé que chaque féminicide est le résultat d’une série de comportements abusifs qui s’accumulent, souvent ignorés ou minimisés par la société. Marlène Schiappa, comme de nombreux Français, s’est dite écœurée par la récurrence de ces tragédies, qui s’ajoutent à une liste déjà trop longue de victimes.
Ce nouvel épisode dans l’affaire Jubillar soulève également des questions sur la manière dont la société perçoit et traite les violences conjugales. Les déclarations de Marlène Schiappa résonnent comme un appel à la vigilance et à l’action, alors que le pays continue de lutter contre ce fléau. L’affaire Delphine Jubillar, au-delà des faits divers, met en lumière des problématiques sociétales profondes qui nécessitent une attention constante.
Les mots de Marlène Schiappa rappellent à chacun de nous l’importance de l’écoute et de la protection des victimes de violences conjugales, pour que de telles tragédies ne se reproduisent plus à l’avenir.