À Marseille, un mineur de 15 ans a été interpellé après qu’une femme a été brûlée au visage avec un lance-flamme artisanal, lors d’incidents violents en marge des blocus lycéens. Le parquet a annoncé ce dimanche qu’il sera déféré en vue de sa mise en examen.
EN BREF
- Un mineur de 15 ans interpellé après une agression au lance-flamme à Marseille.
- La victime, âgée de 40 ans, a subi des brûlures au visage en défendant un abribus.
- Le jeune homme sera présenté à un juge pour un acte de barbarie.
Les faits se sont déroulés jeudi dernier, sur la place du 4 septembre, dans le VIIe arrondissement de Marseille, près du lycée Colbert. La victime, une femme de 40 ans, a été blessée au visage par le jet de flammes provenant d’un dispositif artisanal, alors qu’elle tentait d’intervenir pour empêcher un groupe de jeunes de vandaliser un abribus lors de tensions liées aux manifestations lycéennes.
Le lendemain, les forces de l’ordre ont interpellé le mineur dans le quartier de Frais Vallon, situé dans le XIIIe arrondissement. Selon un communiqué du parquet de Marseille, le jeune homme, qui est élève en seconde au lycée Colbert, sera déféré en vue de sa mise en examen pour « acte de barbarie ».
Le mineur a reconnu les faits lors de son interrogatoire et a exprimé des regrets quant à son acte. Le parquet a, par ailleurs, requis son placement en détention provisoire, soulignant que le jeune homme est inconnu des services de justice et ne figure pas au Fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ).
Les poursuites à son encontre s’articulent autour de « violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure ou égale à huit jours, avec trois circonstances aggravantes : avec arme, en réunion, et visage dissimulé. »
Dans une interview accordée à BFMTV, la victime a partagé son expérience traumatisante. Elle a expliqué qu’elle avait tenté de dissuader les jeunes de commettre des actes de vandalisme en leur disant : « Mais qu’est-ce que vous faites, vous n’allez rien casser du tout, allez manifester. » Elle a exprimé sa stupéfaction face à la violence dont elle a été victime, déclarant : « Je ne m’attendais pas à une telle violence. »
« Voir un gamin qu’on ne connaît pas, avec qui on parlait normalement, qui vous vise délibérément au visage… Il ne m’a pas visé les habits, il ne m’a pas visé les jambes. Il m’a visé au visage. Pourquoi ? » a-t-elle ajouté, soulignant la gravité de l’incident.
Cette affaire soulève des questions inquiétantes sur la violence croissante observée lors des manifestations lycéennes et le comportement des jeunes impliqués. Les autorités locales sont désormais sous pression pour prendre des mesures afin de prévenir de tels actes à l’avenir.
Les événements de Marseille rappellent l’importance de la vigilance face à la violence dans le cadre de manifestations, et de la nécessité d’un dialogue pacifique entre les différents acteurs concernés. Alors que le mineur attend son procès, la communauté reste sous le choc de cet acte de violence sans précédent.