Les tensions montent à Marseille à l’approche des élections municipales. Martine Vassal, candidate des Républicains, a récemment dénoncé des menaces de mort à son encontre, matérialisées par des tags sur sa permanence. Cette situation alarmante soulève des questions sur la violence politique dans la cité phocéenne.
EN BREF
- Martine Vassal a signalé des tags menaçants sur sa permanence.
- Elle accuse l’ultragauche d’être à l’origine de ces menaces.
- Benoît Payan condamne fermement ces actes de violence politique.
Dans un post sur le réseau social X, Martine Vassal a exprimé son indignation face à la présence de la phrase « À mort Vassal » inscrite sur sa permanence. Cette candidate, qui est également présidente de la Métropole Aix-Marseille-Provence et du Département des Bouches-du-Rhône, a directement accusé l’ultragauche de l’avoir visée. Elle a mentionné M. Payan, son adversaire divers gauche, comme étant en lien avec ce groupe, déclarant : « M. Payan s’affiche sans gêne avec eux, et cela a des conséquences. »
Malgré cette menace sérieuse, Martine Vassal a affirmé sa détermination à poursuivre sa campagne. « Je reste debout, pour Marseille et pour les Marseillais », a-t-elle insisté, en ajoutant qu’elle pense à son équipe et à ses proches. Son équipe de campagne a également confirmé qu’une plainte serait déposée pour ces actes.
De son côté, Benoît Payan, actuel maire de Marseille et candidat à sa réélection, a réagi avec véhémence. Sur le même réseau social, il a dénoncé « avec la plus grande fermeté ce message intolérable ». Il a précisé que « la violence, la menace et l’injure ne sont pas des méthodes politiques » et a insisté sur le fait que ces comportements n’ont pas leur place à Marseille, qui mérite un débat politique respectueux.
Cette situation intervient dans un contexte électoral tendu, alors que plusieurs candidats se préparent pour le premier tour des élections municipales. Selon un sondage Opinionway pour CNEWS, Europe 1 et le JDD, publié le 24 février, Benoît Payan et Franck Allisio, candidat d’extrême droite, sont donnés en tête avec 34 % des voix, tandis que Martine Vassal se situe à 14 %, suivie par le candidat LFI Sébastien Delogu.
La montée des tensions et la violence verbale dans la sphère politique soulèvent des préoccupations croissantes. Alors que les élections approchent, la nécessité d’un débat serein et respectueux est plus cruciale que jamais.