Mathilde Panot met en garde contre les risques de violence liée au collectif Némésis

La cheffe des députés Insoumis, Mathilde Panot, a exprimé lundi ses inquiétudes concernant le collectif identitaire Némésis, demandant qu’il soit tenu à l’écart des réunions et manifestations de son parti. Cette déclaration intervient dans un contexte tendu, suite à l’agression mortelle du jeune militant nationaliste Quentin Deranque.

EN BREF

  • Mathilde Panot appelle à exclure Némésis de leurs réunions.
  • Les tensions s’intensifient après la mort de Quentin Deranque.
  • Des accusations politiques se multiplient autour de LFI et de l’extrême droite.

« Cela va mal finir si on laisse la violence dégénérer », a averti Mathilde Panot sur LCP. Elle a souligné la nécessité d’assurer la sécurité lors des rassemblements de son parti, en tenant Némésis à l’écart. Sa déclaration fait écho à une inquiétude croissante face aux tensions qui secouent la scène politique française.

« Nous ne demandons même pas la dissolution de Némésis. Nous demandons à ce que Némésis soit tenu en dehors de nos meetings, en dehors de nos conférences, en dehors de nos manifestations. Sinon ça va mal finir », a-t-elle précisé, tout en évoquant la nécessité de protéger la démocratie et la liberté d’expression.

Cette mise en garde survient quelques jours après la tragique mort de Quentin Deranque, qui était impliqué dans la sécurité de militantes de Némésis lors d’une manifestation contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. La cheffe des députés Insoumis a souligné que cette situation n’est pas isolée et que la violence politique est devenue une préoccupation majeure.

« Nous avons alerté depuis des années sur la manière dont nos meetings, nos manifestations, étaient attaqués par des groupes d’extrême droite. Il y a alerte dans ce pays, ça va mal finir si on laisse la violence dégénérer », a martelé Mathilde Panot. Elle a également cité la mort de l’ancien international de rugby argentin Federico Martin Aramburu, pour laquelle deux membres de l’extrême droite doivent être jugés prochainement.

Du côté de Némésis, la réaction ne s’est pas fait attendre. Alice Cordier, la fondatrice du collectif, a interpellé Mathilde Panot sur le réseau social X, l’accusant de menacer le groupe en insinuant que la situation pourrait mal tourner. « Que sous-entendez-vous par “ça va mal finir“ ? (…) Vous nous menacez de mort ? », a-t-elle écrit, soulignant qu’un homme avait perdu la vie dans un contexte lié à leur défense.

Pour sa part, le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a également critiqué la position de Mathilde Panot, affirmant qu’elle ne respecte pas les principes de la démocratie. « Ce n’est pas ça la démocratie, Mathilde Panot. Chacun a le droit de s’exprimer sans risquer sa vie », a-t-il déclaré, rappelant que les violences n’émanent pas seulement d’un côté de l’échiquier politique.

Cette situation illustre les tensions grandissantes entre les différentes factions politiques en France, exacerbées par des événements tragiques et des accusations réciproques. La réponse de Mathilde Panot semble être une tentative de préserver la sécurité au sein de ses manifestations, tout en naviguant dans un paysage politique de plus en plus polarisé.

La déclaration de Mathilde Panot met en lumière les défis que doit relever La France Insoumise face à l’augmentation des tensions politiques et des actes de violence. Dans un climat où les accusations se multiplient, la manière dont chaque acteur politique réagira pourrait avoir des implications significatives pour l’avenir des manifestations et de la liberté d’expression en France.