Max Guazzini, colistier de Dati, désactive son compte X après des accusations de racisme

Max Guazzini, ancien président du Stade français et colistier de Rachida Dati dans la course à la mairie de Paris, a fait l’objet d’accusations de racisme sur le réseau social X. En réponse à cette situation, il a décidé de désactiver son compte et a annoncé son intention de porter plainte pour diffamation.

EN BREF

  • Max Guazzini accusé de racisme sur X a désactivé son compte.
  • Il porte plainte pour diffamation face aux accusations.
  • Rachida Dati confrontée à des controverses similaires dans sa campagne.

À 78 ans, Max Guazzini est actuellement en 58e position sur la liste de Rachida Dati, candidate aux élections municipales à Paris. Les accusations proviennent de commentaires jugés racistes qu’il a partagés sur X. En février, il avait relayé un post d’une militante du mouvement Reconquête!, qui contenait une fausse information sur la création de « zones sans chiens » en Angleterre, sous prétexte de respecter les musulmans. Guazzini avait alors commenté : « Soumission et lâcheté, pauvre Angleterre. »

En outre, il avait également évoqué sur le même réseau social la victoire de Zohran Mamdani, premier maire musulman de New York, en liant cette victoire aux attentats du 11 septembre 2001. Ce dernier commentaire avait suscité une vive controverse et des réactions indignées.

Interrogé par l’AFP, Guazzini a exprimé sa frustration face aux insultes reçues, souvent de personnes qui ne connaissent pas son parcours. Il a affirmé que ces accusations étaient basées sur des interprétations erronées de ses propos. « Je suis très impliqué dans la cause animale, j’adore les chiens et je ne trouve pas normal d’interdire leur présence dans des villes pour des raisons religieuses », a-t-il précisé.

En ce qui concerne ses commentaires sur le maire de New York, il a affirmé qu’il n’avait fait que relayer des informations largement rapportées par plusieurs médias. Guazzini a également rappelé son engagement passé avec SOS Racisme, soulignant qu’il n’est pas raciste.

La campagne de Rachida Dati est également marquée par d’autres controverses. Soureya Nadji, une autre colistière de Dati, est critiquée pour avoir revendiqué son appartenance au mouvement Reconquête! sur X, ce que Rachida Dati a démenti.

Jeudi, lors d’une interview sur Cnews/Europe 1, Dati a également annoncé avoir déposé plainte pour diffamation contre un clip de campagne d’Emmanuel Grégoire. Ce clip met en scène un propriétaire annonçant une augmentation de loyer à son locataire après l’élection, ce qui a été perçu comme une attaque contre sa campagne.

Par ailleurs, des informations concernant des affaires judiciaires entourant Rachida Dati continuent de faire surface. Un courriel, diffusé par Kévin Gernier, fondateur du site « WikiDati », révèle que Jérôme Sterkers, directeur de campagne de Dati, a demandé la dépublication de ce site, qui compile des informations sur douze affaires distinctes la visant directement.

Rachida Dati est actuellement sous le coup d’une procédure judiciaire pour des accusations de corruption et de trafic d’influence, notamment en lien avec des rémunérations qu’elle aurait perçues alors qu’elle était eurodéputée. Bien qu’elle n’ait pas encore été jugée dans ces affaires, elle reste présumée innocente en attendant le verdict.

Ces événements mettent en lumière les tensions et les controverses qui entourent la campagne de Rachida Dati à la mairie de Paris, tout en questionnant la nature des discours tenus sur les réseaux sociaux.