Max Guazzini, récemment élu à la présidence de la Fondation Brigitte Bardot, a décidé de prendre des mesures significatives pour redéfinir l’orientation de l’association. Dans un entretien accordé au Parisien, il a annoncé une rupture avec Frédéric Chatillon, un conseiller en communication dont les liens avec l’extrême droite ont suscité des préoccupations.
EN BREF
- Max Guazzini a été élu président de la Fondation Brigitte Bardot le 16 septembre dernier.
- Il annonce la fin de la collaboration avec Frédéric Chatillon, jugée incompatible avec l’apolitisme de la Fondation.
- Guazzini vise à redéfinir les missions de l’association, en mettant l’accent sur le bien-être animal.
Élu le 16 septembre, Max Guazzini succède à Bernard d’Ormale, le dernier compagnon de Brigitte Bardot. Son arrivée à la présidence marque un tournant dans la gestion de la fondation, qui prend en charge 13 000 animaux et emploie 300 personnes. L’ancien président, Bernard d’Ormale, a contesté les conditions de son départ, ce qui a conduit à des tensions au sein de l’association.
Dans le cadre de son nouveau mandat, Guazzini a déclaré à plusieurs reprises que la Fondation doit rester strictement apolitique. En mettant fin à la collaboration avec Chatillon, il entend clarifier cette position. «Nous ne parlons que des animaux, jamais de politique», a-t-il insisté. Ce changement intervient après des années de relations établies entre l’association et le conseiller, dont les bureaux se trouvaient à proximité. Max Guazzini a reconnu que cette proximité était devenue une routine, mais il est temps de repartir sur de nouvelles bases.
Guazzini a également évoqué les défis à venir pour la Fondation, y compris la nécessité de rénover la propriété de Brigitte Bardot à Saint-Tropez, qui nécessite d’importants travaux. Dans un avenir proche, il envisage d’ouvrir la maison au public, une initiative qui pourrait redynamiser l’intérêt pour la fondation et son œuvre.
Sur le plan opérationnel, le nouveau président a annoncé plusieurs initiatives, dont l’arrivée imminente de 54 ânes sauvés en Israël. Ces actions illustrent son engagement envers les missions de l’association, qui, selon lui, ne doivent pas se limiter à des relations avec des prestataires. Guazzini a clairement exprimé son souhait d’initier une nouvelle ère pour la Fondation, en mettant plus de clarté et d’éthique dans ses opérations.
Ce changement de leadership s’accompagne d’une volonté de moderniser l’image de la Fondation Brigitte Bardot, tout en respectant l’héritage de l’icône du cinéma français. Max Guazzini souhaite ainsi instaurer des principes qui favorisent le bien-être animal, tout en éloignant l’association des controverses politiques qui l’ont entourée par le passé.
Les décisions prises par Guazzini pourraient bien transformer l’avenir de la Fondation et renforcer son rôle dans la protection des animaux. Alors que l’association s’apprête à traverser cette période de transition, les yeux seront rivés sur ses nouvelles orientations et sur la manière dont elles seront mises en œuvre.