Menace armée à Nice : une mère de famille en situation irrégulière interpellée

Ce lundi 2 novembre, une mère de famille de 36 ans a été interpellée après avoir menacé une directrice d’école maternelle et une enseignante avec une arme à feu et un couteau à Nice. Cet acte a suscité une vive réaction des autorités, qui s’inquiètent des conséquences de tels comportements dans le cadre scolaire.

EN BREF

  • Une mère de quatre enfants a menacé une directrice d’école avec une arme.
  • Elle est en situation irrégulière et avait été expulsée en 2019.
  • Des accusations de radicalisation islamiste pèsent sur elle.

La trentenaire a été déférée ce mercredi pour être mise en examen pour tentatives d’homicide sur une personne chargée d’une mission de service public et séquestration, selon le parquet. Lors de sa garde à vue, elle a expliqué avoir agi après avoir cru que son enfant avait été victime d’une agression sexuelle. Le procureur a toutefois précisé qu’aucun signalement antérieur n’avait été enregistré concernant des faits d’agression.

Lors de son intervention, la femme a reconnu avoir apporté avec elle un couteau et une arme de poing qu’elle avait achetée deux jours auparavant. Elle a affirmé avoir actionné l’arme plusieurs fois, en sachant qu’elle était vide. Cette mère de famille avait déjà fait l’objet d’un suivi en raison de risques de radicalisation.

En 2019, elle avait été reconduite en Tunisie, son pays d’origine, après avoir été frappée d’une interdiction administrative de territoire en raison de violences envers des fonctionnaires de police. Récemment, elle avait été interpellée à nouveau en France et assignée à résidence, tout en devant pointer régulièrement au commissariat. Malgré son statut irrégulier, elle bénéficie de protections en tant que parent d’un enfant français et détient aussi la double nationalité tunisienne et italienne, comme l’a expliqué le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

Des informations concernant le profil de la mère de famille révèlent qu’elle est inscrite au fichier de suivi des signalements pour radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). Ces éléments soulignent l’urgence d’une réponse adaptée face à de tels comportements.

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé son intention de se rendre à Nice « en fin de semaine » pour s’assurer que les victimes reçoivent le soutien nécessaire. La mise en cause s’est présentée à l’école vers 9h, demandant une rencontre en urgence avec la directrice. Elle aurait alors exercé des violences, frappant la directrice et menaçant l’enseignante présente.

Après avoir quitté l’établissement, elle a été localisée grâce aux caméras de surveillance et interpellée peu après à son domicile. L’arme utilisée n’a pas encore été retrouvée, laissant planer une inquiétude supplémentaire quant à la sécurité des établissements scolaires.

Cette affaire soulève des questions cruciales sur la sécurité à l’école et sur le suivi des individus considérés comme à risque. Les autorités doivent maintenant travailler à la prévention de tels actes, tout en assurant la protection des enfants et du personnel éducatif.