La princesse Mette-Marit de Norvège s’explique sur ses liens controversés avec Jeffrey Epstein, alors que la monarchie traverse une crise sans précédent. Dans un entretien accordé à la chaîne publique NRK, elle aborde sans détour cette situation délicate, qui suscite des réactions vives au sein de l’opinion publique norvégienne.
EN BREF
- Mette-Marit dévoile sa relation avec Epstein, qualifiée d’amicale.
- La monarchie norvégienne fait face à une crise de légitimité.
- Des problèmes de santé personnels compliquent la situation de la princesse.
Depuis son mariage avec le prince héritier Haakon en 2001, Mette-Marit a toujours été perçue comme une figure moderne au sein de la royauté norvégienne. Cependant, les récentes révélations concernant sa correspondance avec Jeffrey Epstein, décédée en prison en 2019, remettent en question sa position. Les documents publiés fin janvier 2026 révèlent des échanges réguliers entre la princesse et Epstein entre 2011 et 2014, période durant laquelle il avait déjà été condamné pour des délits sexuels graves.
Au cours de l’entretien, Mette-Marit a tenté de clarifier la nature de leur relation. « C’était une relation amicale : c’était avant tout un ami pour moi. Mais si votre question est de savoir si la relation avait une autre nature, la réponse est non », a-t-elle affirmé. Toutefois, ces déclarations n’ont pas suffi à apaiser les tensions, la monarchie étant déjà confrontée à une défiance croissante du public.
Les sondages récents indiquent que la majorité des Norvégiens se montrent défavorables à l’idée de voir Mette-Marit accéder un jour au trône. Ce climat de méfiance est exacerbé par la gravité des accusations pesant sur son fils, Marius Borg Høiby, qui fait face à 40 chefs d’accusation, dont plusieurs pour viols et violences conjugales. Le verdict est attendu d’ici début juin 2026, ajoutant une pression supplémentaire sur la famille royale.
Ce contexte difficile pour la princesse est accentué par sa santé fragile. Mette-Marit souffre d’une fibrose pulmonaire incurable et est actuellement sur une liste d’attente pour une transplantation pulmonaire. Le palais royal a confirmé qu’elle nécessite un traitement et un repos adaptés, éloignant Mette-Marit de ses engagements publics.
Dans cette série d’événements tumultueux, la prise de parole de Mette-Marit semble être une tentative de tourner la page. « C’est extrêmement important pour moi d’assumer le fait de ne pas avoir vérifié plus attentivement son passé, et d’assumer aussi d’avoir été à ce point manipulée et trompée », a-t-elle déclaré, reconnaissant ainsi les erreurs de jugement qui ont conduit à cette situation critique.
Alors que la Norvège attend avec anxiété les résultats du procès de son fils, la question de la succession au trône se pose pour la première fois avec autant d’acuité. La proximité de la princesse avec Epstein, dans un pays où la transparence est primordiale, jette une ombre sur l’image de la monarchie. L’avenir de Mette-Marit, à la fois en tant que figure royale et en tant que mère, est désormais plus incertain que jamais.
Dans un contexte où les attentes envers les membres de la royauté sont élevées, la princesse tente de naviguer entre les crises personnelles et médiatiques. Elle affirme son soutien aux victimes de violences, exprimant son bouleversement face aux récits tragiques des survivantes. Toutefois, la complexité de sa situation soulève des interrogations sur la pérennité de la monarchie norvégienne et sur le rôle que Mette-Marit pourra encore jouer à l’avenir.