Meurtre de Mehdi Kessaci : six personnes écrouées, dont son frère Amine, élu adjoint au maire

Six individus ont été mis en examen et placés en détention dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Mehdi Kessaci, survenu à Marseille. Parmi les personnes mises en cause, figure Amine Kessaci, frère de la victime, qui a récemment été élu adjoint au maire, ce qui a suscité de vives réactions.

EN BREF

  • Six personnes, dont le frère de la victime, mises en examen pour meurtre.
  • Amine Kessaci, élu adjoint au maire, vit sous protection policière.
  • Mehdi Kessaci a été tué le 13 novembre 2025 dans la cité phocéenne.

La procureure nationale anti-criminalité organisée, Vanessa Perrée, a annoncé que six suspects, parmi lesquels figurent cinq hommes et une femme, ont été écroués à la suite de leur mise en examen pour meurtre, tentative de meurtre en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime. Ce développement fait suite à l’interpellation de dix personnes, parmi lesquelles quatre ont été relâchées.

Le meurtre de Mehdi Kessaci, survenu en plein jour dans une rue de Marseille, a choqué la communauté locale. Agé de 20 ans, il était totalement étranger aux affaires de narcotrafic, contrairement à son frère Amine, qui est devenu une figure emblématique de la lutte contre ce phénomène dans la région. La mort de Mehdi rappelle tragiquement celle de leur frère aîné, Brahim, retrouvé carbonisé en 2020, également impliqué dans le trafic.

La mise en examen des suspects a coïncidé avec l’élection d’Amine Kessaci comme 4e adjoint au maire de Marseille, une nomination qui a été saluée par certains comme un acte de courage face à la violence liée au trafic de drogues. Toutefois, cette nouvelle responsabilité s’accompagne de menaces pesant sur sa sécurité, le contraignant à vivre sous protection policière, une situation qui suscite des interrogations sur la sécurité des élus locaux.

Amine Kessaci a exprimé son engagement à lutter contre le narcotrafic, soulignant l’importance d’une réponse collective face à cette problématique. Sa présence au conseil municipal, où il a été vu en compagnie de gardes du corps, reflète les enjeux de sécurité qui préoccupent la cité phocéenne. Ce contexte met en lumière le défi auquel font face les autorités locales pour protéger leurs élus tout en combattant le crime organisé.

Les événements récents soulignent la complexité de la situation à Marseille, une ville marquée par des luttes internes liées au narcotrafic. Les familles touchées par la violence, comme celle des Kessaci, illustrent la nécessité d’une approche plus globale pour prévenir de tels drames. Alors que les enquêtes se poursuivent, la communauté attend des réponses et des actions concrètes pour restaurer la sécurité et la confiance.