Le meurtre de Mehdi Kessaci, survenu à Marseille le 13 novembre 2025, a conduit à l’interpellation et à la mise en examen de six individus. Cette affaire, qui a secoué la cité phocéenne, s’inscrit dans un contexte de lutte acharnée contre le narcotrafic, exacerbée par l’engagement d’Amine Kessaci, frère de la victime, qui est devenu récemment adjoint au maire de Marseille.
EN BREF
- Six personnes mises en examen pour le meurtre de Mehdi Kessaci à Marseille.
- Amine Kessaci devient adjoint au maire le jour des mises en examen.
- La lutte contre le narcotrafic demeure une priorité pour les autorités locales.
Le 18 novembre 2025, la procureure nationale anti-criminalité organisée, Vanessa Perrée, a annoncé que six personnes, dont cinq hommes et une femme, avaient été mises en examen à Paris. Ces individus sont accusés de meurtre, de tentative de meurtre en bande organisée et de participation à une association de malfaiteurs. D’autres charges incluent la destruction de biens d’autrui par un moyen dangereux, ainsi que le vol et le recel, tous en bande organisée.
Les faits se sont déroulés dans un contexte particulièrement tendu, avec une centaine d’enquêteurs mobilisés de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) et de la police nationale des Bouches-du-Rhône. Les interpellations ont eu lieu à Marseille et Montpellier, avec le soutien de brigades spécialisées telles que le RAID et des équipes cynophiles.
Les mises en examen ont coïncidé avec l’entrée d’Amine Kessaci, frère de la victime, au conseil municipal de Marseille. Ce jeune homme de 22 ans, désormais figure emblématique de la lutte contre le narcotrafic, a été accueilli avec des applaudissements lors de sa prise de fonction. Il a exprimé sa détermination à combattre le trafic de drogue, qui a coûté la vie à de nombreuses personnes dans la région, en hausse ces dernières années.
Le meurtre de Mehdi Kessaci, un jeune homme de 20 ans, a été particulièrement choquant pour la communauté locale. Étranger au trafic de drogue, il a été abattu en plein jour, ce qui a provoqué une onde de choc au sein de la population. Sa famille, déjà endeuillée par la perte de son frère Brahim en 2020, a vu son destin tragique s’alourdir davantage avec cette nouvelle tragédie.
Les chiffres sont alarmants : en 2025, le narcobanditisme a entraîné la mort de 17 personnes à Marseille, un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes. En 2023, un record de 49 morts avait été enregistré, tandis qu’en 2024, 24 personnes avaient perdu la vie dans des violences liées aux guerres de gangs pour le contrôle des points de deal.
Les autorités, conscientes de l’ampleur du problème, continuent de mettre en place des stratégies pour contrer ce fléau. La création récente d’une équipe de procureurs spécialisés à Paris vise à renforcer les investigations complexes liées au narcotrafic, dont le dossier du meurtre de Mehdi Kessaci fait partie.
Alors que Marseille se débat avec cette problématique persistante, l’espoir réside dans l’engagement de personnalités comme Amine Kessaci, qui, sous la protection policière, s’efforce de changer les choses dans sa ville. Son parcours et son combat contre le narcotrafic pourraient bien incarner un tournant dans la lutte contre cette violence endémique.