Ce mercredi 6 mai, un drame a frappé la commune de Fère-en-Tardenois, dans l’Aisne, où une adolescente de 14 ans a été poignardée alors qu’elle se rendait au collège. Le parquet a immédiatement ouvert une enquête pour assassinat, et un homme de 23 ans, suspecté d’être un ancien petit ami de la victime, a été interpellé.
EN BREF
- Une collégienne de 14 ans a été tuée à Fère-en-Tardenois, dans l’Aisne.
- Un homme de 23 ans a été arrêté, soupçonné d’être son ancien petit ami.
- Des mesures d’urgence ont été mises en place au collège de la victime.
Les faits se sont déroulés tôt le matin, aux alentours de 8 heures. La gendarmerie a été alertée après la découverte de la jeune fille, gravement blessée sur la voie publique. À leur arrivée, les secours n’ont pu que constater le décès de l’adolescente, victime de multiples coups portés avec une arme blanche, principalement au niveau du cou.
Les autorités ont lancé une enquête de flagrance, dirigée par la procureure de Soissons et confiée à la section de recherches d’Amiens. Les premiers éléments indiquent que la victime, qui se rendait à l’école à pied, a été attaquée sans avertissement. Les blessures infligées étaient d’une extrême gravité.
Dans les heures qui ont suivi l’incident, d’importantes opérations de recherche ont été déployées pour retrouver le suspect. Ce dernier a été appréhendé à Soissons, à environ 25 kilomètres des lieux du crime, à 18h05, et a été placé en garde à vue. D’après le parquet, il s’agit d’un homme sans emploi, vivant chez ses parents, et les circonstances exactes de sa relation avec la victime restent à déterminer.
La tragédie a profondément choqué les habitants de la commune. Des voisins, ayant côtoyé la jeune fille, ont exprimé leur peine. « Je me mets à la place des parents, et j’ai autant de chagrin qu’eux », a déclaré Dorothée, une voisine. D’autres, comme Mélissa, une connaissance du collège, ont évoqué le sourire habituel de l’adolescente, soulignant l’impact de cette perte sur la communauté.
Pour gérer la situation, un ruban de sécurité a été installé autour de la rue où s’est déroulé le drame, et des gendarmes patrouillent encore sur place. Deux bouquets de roses blanches ont été déposés devant le collège, témoignant de la tristesse collective. La gendarmerie a mobilisé plus de 85 agents dans un dispositif exceptionnel pour faire face à cet événement tragique.
Des mesures d’accompagnement ont également été mises en place pour les élèves du collège Anne-de-Montmorency, où la victime était scolarisée. Une cellule d’écoute et une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) ont été déployées pour apporter un soutien aux élèves et au personnel, et resteront accessibles aussi longtemps que nécessaire, selon les déclarations du recteur de l’académie d’Amiens, Pierre Moya. L’accueil des élèves sera organisé de manière adaptée dans les jours à venir.
Les investigations se poursuivent afin d’établir les circonstances précises de ce drame. Le parquet a exprimé son soutien et sa détermination à la famille de la victime, tandis que la communauté tente de faire face à cette tragédie inacceptable.