La Milan-San Remo, surnommée « Classicissima », se tiendra ce samedi 21 mars 2026. Cette course emblématique est l’une des deux dernières grandes épreuves que le champion du monde Tadej Pogacar n’a pas encore remportées, avec Paris-Roubaix. Bien que le Slovène soit considéré comme un des meilleurs coureurs du XXIe siècle, il n’a pas encore réussi à s’imposer sur ce parcours, qui demeure un défi de taille.
EN BREF
- Pogacar n’a jamais gagné Milan-San Remo malgré plusieurs tentatives.
- Le parcours complexe et la présence de Mathieu van der Poel compliquent sa victoire.
- Des ajustements tactiques seront nécessaires pour espérer triompher cette année.
Le tracé de Milan-San Remo, long de 298 kilomètres, est jalonné d’obstacles, dont le passo del Turchino et les célèbres capi liguriens, comme le capo Berta, la Cipressa et le Poggio. Ces derniers kilomètres se révèlent décisifs, mais ils représentent également un casse-tête pour Pogacar. En effet, s’il attaque trop tard, il risque de se faire devancer par les sprinteurs. Ainsi, il a tenté d’attaquer plus tôt dans la course, mais cela a souvent joué en sa défaveur face à des concurrents comme Mathieu van der Poel.
Lors de ses précédentes participations, Pogacar a terminé à la 12e place en 2020, puis à la 3e place lors des éditions suivantes. La situation est d’autant plus frustrante pour lui, qui est habitué à la victoire. Les experts, dont le consultant Lilian Calmejane, soulignent que la clé de la victoire réside dans une attaque bien chronométrée et la nécessité que van der Poel soit moins performant ce jour-là.
Une stratégie qui doit également prendre en compte le rôle crucial de l’équipe de Pogacar. Matteo Trentin, qui a lui-même connu le podium à Milan-San Remo, rappelle que tout doit s’aligner parfaitement pour que le Slovène puisse espérer un succès. Son équipe doit être présente pour créer les conditions idéales dès le départ, en imposant un rythme élevé.
La formation émiratie, qui entoure Pogacar, a pour habitude de jouer la carte de l’attaque, comme l’a souligné Fabio Baldato, directeur sportif de l’équipe. La montée de la Cipressa doit se faire à une vitesse vertigineuse, et si Pogacar parvient à s’isoler, il pourrait enfin décrocher son premier succès dans cette épreuve mythique.
Malgré une préparation minutieuse, l’ombre de van der Poel plane sur la course. Le Néerlandais, qui a montré sa capacité à rivaliser avec Pogacar, est un adversaire redoutable. L’année passée, il avait su rattraper Pogacar lors d’une attaque, prouvant qu’il pouvait résister à la pression. Les deux coureurs sont conscients que l’issue de la course dépendra de leur performance dans la Cipressa.
Alors que la course se rapproche, la tension monte. Pogacar, qui a déjà remporté trois victoires cette saison, espère que cette année sera enfin la bonne. Mais la route vers la victoire est semée d’embûches. La question se pose : Pogacar parviendra-t-il à déjouer les pronostics et à s’imposer sur ce parcours redouté ?
Le monde du cyclisme sera attentif à cette confrontation au sommet, qui pourrait marquer un tournant dans la carrière de Pogacar, tant il aspire à inscrire son nom au palmarès de cette classique. Quoi qu’il en soit, le spectacle promet d’être à la hauteur des attentes des amateurs de cyclisme.