Miss Jamaïque attaque Miss Univers pour négligence après sa chute lors du concours

Le monde entier a été témoin de la chute spectaculaire de Gabrielle Henry, alors Miss Jamaïque, lors du concours Miss Univers 2025. Cette scène, diffusée en direct le 19 novembre 2025, a suscité une onde de choc sur les réseaux sociaux. Dix mois après cet incident, Gabrielle Henry brise le silence et décide de porter l’affaire devant la justice.

EN BREF

  • Gabrielle Henry attaque Miss Univers en justice pour négligence et frais médicaux non couverts.
  • Elle a perdu connaissance après sa chute lors d’une épreuve préliminaire du concours.
  • Miss Univers n’a pas encore pris connaissance de la plainte, selon ses déclarations.

Le 19 novembre 2025, Gabrielle Henry, alors âgée de 27 ans et interne en ophtalmologie, participe à une épreuve préliminaire du concours Miss Univers en Thaïlande. Alors qu’elle défile avec assurance dans sa robe orange, elle chute violemment, perdant connaissance sur le coup. Cet instant, capturé par des millions de caméras, devient rapidement viral.

Cette chute n’est pas seulement un moment marquant d’un concours de beauté, elle se transforme en une affaire judiciaire. Après près de dix mois de silence, Gabrielle Henry dévoile son ressenti lors d’un entretien accordé à ABC News le 24 septembre 2026. « C’est l’une des expériences les plus traumatisantes qui soient. Je ne le souhaiterais même pas à mon pire ennemi », confie-t-elle, exprimant une douleur physique et émotionnelle persistante.

Le 21 septembre, deux jours avant son interview, Gabrielle Henry dépose une plainte qui énumère cinq chefs d’accusation, dont la négligence et l’infliction de détresse émotionnelle. Elle accuse directement l’organisation Miss Univers de ne pas avoir assuré sa sécurité sur scène. Cette plainte s’inscrit dans un contexte où d’autres institutions sont déjà sous le feu des critiques pour leur gestion des situations de crise.

« J’ai respecté toutes les consignes données », insiste Gabrielle, affirmant qu’elle n’a pas dévié des instructions reçues avant le concours. La gravité des accusations met en lumière non seulement un incident isolé, mais également des lacunes potentielles dans la gestion de la sécurité par l’organisation. La plainte soulève également des questions sur la prise en charge médicale de la candidate après son retour en Jamaïque.

Gabrielle Henry affirme que, bien qu’elle ait reçu un soutien initial, l’organisation aurait cessé de prendre en charge ses frais médicaux. Elle décrit des nuits sans sommeil, marquées par une douleur intense et des séquelles qui persistent. « Au début, l’organisation s’est montrée très présente et m’a soutenue pendant mon séjour en Thaïlande. Depuis mon retour, j’ai eu peu de nouvelles », déplore-t-elle.

Du côté de l’organisation Miss Univers, une réponse prudente a été donnée à Paris Match. La direction déclare n’avoir pas encore reçu la plainte, ce qui l’empêche de commenter les allégations. Cependant, les précisions apportées par Gabrielle Henry rendent difficile le maintien de cette position. Les accusations de négligence et d’abandon médical pourraient également avoir des répercussions sur la réputation de l’organisation.

Cette affaire s’inscrit dans un climat déjà tendu pour Miss Univers, qui a récemment été critiqué pour des soupçons de fraude liés à l’élection de Miss France. La chute de Gabrielle Henry n’est qu’une pièce de plus dans un puzzle complexe de polémiques qui secouent le monde des concours de beauté.

En attendant le dénouement judiciaire, l’histoire de Gabrielle Henry continue de captiver l’attention, suscitant des interrogations sur la sécurité et le soutien aux candidates dans des événements prestigieux. Alors que la justice se penche sur les accusations, les regards restent braqués sur cette affaire qui pourrait redéfinir les normes de sécurité dans l’univers des concours de beauté.