Ce mardi 6 octobre 2026, des milliers de lycéens ont pris d’assaut les rues de France pour un acte III de leur mobilisation. Ce mouvement, qui a débuté il y a deux semaines, s’inscrit dans un contexte social tendu marqué par des revendications croissantes contre les conditions d’études et de travail. Alors que la colère ne retombe pas, d’autres actions sont déjà programmées pour les jours et semaines à venir.
EN BREF
- Des milliers de lycéens manifestent dans toute la France ce mardi.
- Une grève des salariés de TotalEnergies est attendue le 8 octobre.
- Une nouvelle mobilisation est prévue le 5 novembre pour les salaires et les services publics.
Les lycéens expriment leur mécontentement face à des conditions d’études jugées insatisfaisantes : professeurs non remplacés, bâtiments délabrés, et emploi du temps surchargé. En plus de ces revendications, la pression exercée par la plateforme Parcoursup accentue leur désarroi. Ce mouvement a rapidement gagné en ampleur, attirant le soutien de syndicats et d’autres groupes sociaux, notamment les étudiants, les agriculteurs et les enseignants.
Dans plusieurs villes, les établissements scolaires ont dû fermer leurs portes, tandis que les cours se poursuivent à distance pour des milliers d’élèves. Les manifestations se déroulent généralement devant les lycées, rassemblant des milliers de jeunes en colère.
En parallèle, le mouvement social s’élargit. Les salariés de TotalEnergies, mobilisés par la CGT, prévoient de cesser le travail dans les raffineries et les stations-service ce jeudi 8 octobre. Ce mouvement de grève, bien que limité à 24 heures, pourrait entraîner des perturbations dans la distribution de carburant, selon les déclarations d’Éric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe.
La revendication des salariés de TotalEnergies se concentre sur la défense de leurs emplois et salaires, alors que l’entreprise a récemment annoncé une augmentation du dividende versé à ses actionnaires. Au deuxième trimestre 2026, TotalEnergies a réalisé un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars, un chiffre en forte hausse par rapport à l’année précédente.
Dans ce climat de tension, les syndicats ont convenu d’une nouvelle date de mobilisation : le 17 octobre. Cette date a été largement diffusée sur les réseaux sociaux, où les jeunes militants ont commencé à ressortir leurs gilets jaunes, huit ans après l’émergence de ce mouvement emblématique. Le message est clair : « Toutes les grandes villes en mouvement ! », un appel à manifester dans des villes comme Angers, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Rennes, Strasbourg et Paris.
Le mois de novembre s’annonce également chargé en mobilisations. L’intersyndicale, regroupant la CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU, a déjà annoncé une nouvelle journée d’action prévue pour le 5 novembre. Cette mobilisation vise à mettre en lumière les préoccupations liées aux salaires, aux services publics, à l’emploi et à l’industrie. Les syndicats appellent tous les salariés, qu’ils soient du secteur public ou privé, ainsi que les retraités et les jeunes, à rejoindre ce mouvement collectif.
La situation sociale en France est jugée fragile, et les organisations syndicales ne manquent pas d’alerter le gouvernement et le patronat sur l’urgence de répondre aux besoins des citoyens. La colère gronde et les mobilisations semblent se multiplier, témoignant d’un climat de défiance envers les institutions et une demande de changements significatifs dans les politiques publiques.
Avec cette dynamique de mobilisation, il est certain que la contestation ne faiblira pas de sitôt. Les acteurs sociaux sont déterminés à faire entendre leur voix et à revendiquer des changements concrets face à une situation qu’ils jugent intenable.