Ce jeudi 5 novembre 2026, une grève sans précédent s’annonce dans les établissements scolaires français. Pour la première fois depuis la rentrée, cette mobilisation concerne à la fois le secteur public et privé. Les enseignants, qu’ils soient professeurs des écoles, au collège ou au lycée, se mobilisent pour revendiquer des augmentations de salaires, la sauvegarde des services publics, ainsi qu’une meilleure répartition des richesses au bénéfice des salariés, des jeunes et des retraités.
EN BREF
- Mobilisation massive prévue dans les écoles, collèges et lycées.
- Service minimum d’accueil mis en place selon le taux de grévistes.
- Enseignants du second degré se déclarent gréviste le jour même.
Cette journée de grève, qui pourrait entraîner de fortes perturbations dans les transports, notamment à la SNCF, soulève des interrogations quant à l’organisation des cours. Les parents d’élèves se demandent comment savoir si leur enfant aura un enseignant devant lui ce jeudi. Pour répondre à cette question, il est essentiel de comprendre les règles en vigueur concernant les préavis de grève et le service minimum.
Les préavis de grève : quelles obligations ?
Dans le secteur public, les professeurs des écoles exerçant dans le premier degré ont l’obligation de se déclarer gréviste 48 heures avant le début de la grève. Ainsi, ceux enseignant en maternelle et élémentaire devaient faire connaître leur intention de grève au plus tard le 2 novembre à 23h59. En revanche, pour les enseignants du second degré (collèges et lycées), cette obligation n’existe pas. C’est le chef d’établissement qui recense les absences des enseignants le jour même.
Cette distinction a des conséquences directes sur l’organisation des services d’accueil. En effet, si le taux prévisionnel de grévistes parmi les enseignants du premier degré dépasse 25%, les communes sont tenues d’organiser un service minimum d’accueil pour les élèves.
Le service minimum d’accueil : cadre légal et mise en place
Le service minimum d’accueil est une obligation instaurée par la loi n° 2008-790 du 20 août 2008. Ce dispositif vise à garantir que les élèves des écoles maternelles et élémentaires puissent être accueillis en cas de grève ou d’absence imprévisible d’un enseignant. L’administration se charge d’informer les maires des écoles concernées dès qu’elle est au courant des taux de grévistes. Si ce taux est inférieur à 25%, les élèves sont simplement accueillis dans leur établissement habituel.
En ce qui concerne le financement de ce service, l’État verse une compensation financière aux communes pour couvrir les dépenses liées à l’accueil. Cette compensation est généralement versée dans un délai de 35 jours après la notification des éléments nécessaires par les maires.
La situation dans le secteur privé
Dans le secteur privé, les règles sont similaires. Les enseignants du premier degré doivent également déclarer leur intention de faire grève 48 heures à l’avance, tandis que pour le second degré, il n’y a pas d’obligation formelle. La CGT de l’enseignement privé souligne l’importance de la communication avec les établissements pour que les élèves et leurs familles puissent prendre leurs dispositions.
La mobilisation actuelle est marquée par des blocages dans plusieurs lycées, avec une cinquantaine d’établissements touchés selon les dernières estimations. Les organisations lycéennes et étudiantes continuent de pousser pour une mobilisation forte, en réponse à des annonces gouvernementales jugées insuffisantes.
En somme, cette journée de grève promet d’être un moment fort de mobilisation pour les enseignants, mais également pour les élèves et leurs familles, qui devront s’adapter aux conséquences de cette action collective. Les parents sont invités à se rapprocher des établissements scolaires pour obtenir des informations précises sur la présence des enseignants et l’organisation des cours.