Mobilisation nationale du 29 septembre : ce que vous devez savoir

Le 29 septembre 2026 s’annonce comme une journée de mobilisation nationale, orchestrée par plusieurs syndicats qui souhaitent faire entendre leur voix face aux enjeux économiques et sociaux actuels. À quelques jours de la présentation du budget 2027 par le gouvernement de Sébastien Lecornu, l’objectif principal de cette grève est de faire pression pour de meilleures conditions de rémunération et de travail pour les agents publics.

EN BREF

  • Grève nationale prévue le 29 septembre pour revendiquer de meilleures rémunérations.
  • Plus de 170 manifestations organisées à travers la France.
  • Transports et écoles touchés, mais avec des perturbations variables.

Les syndicats, dont la CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP, mettent en avant les préoccupations des agents concernant leur pouvoir d’achat et le gel du point d’indice des fonctionnaires prévu pour l’année prochaine. Luc Farré, représentant de l’UNSA, a souligné que « tous les agents interrogés évoquent leur salaire et un besoin de reconnaissance » lors d’une conférence de presse.

Les manifestations débuteront dès le matin, avec des cortèges à Arras et Marseille, tandis que le défilé parisien est programmé à partir de 14 heures. Les syndicats espèrent mobiliser un large public, alors que la question des salaires devient de plus en plus pressante dans le contexte de l’inflation croissante, notamment due à la hausse des prix des carburants.

Impact sur les transports

Concernant les transports, la situation semble moins perturbée. La SNCF a assuré que le trafic des trains sera « normal » sur les liaisons TGV et Intercités, avec quelques exceptions pour les TER et certaines lignes Transilien. De son côté, la RATP prévoit un service « normal » sur les réseaux de métro et RER franciliens, bien qu’un préavis de grève ait été déposé pour lundi soir.

Dans le secteur aérien, des restrictions de vols ont été imposées, avec une réduction de 5 % à Roissy et de 25 % à Marseille durant des créneaux spécifiques. D’autres aéroports comme Nantes et Strasbourg pourraient également connaître des perturbations.

Écoles et établissements scolaires

La mobilisation devrait avoir un impact significatif sur le secteur éducatif. Le Snuipp-FSU, premier syndicat des enseignants, anticipe jusqu’à 40 % de grévistes dans les écoles primaires. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a rappelé que des services d’accueil minimum seront mis en place, bien que cela n’assure pas un fonctionnement complet des établissements.

Pour les collèges et lycées, la situation est plus incertaine. Les enseignants ne sont pas obligés de se déclarer en grève à l’avance, rendant difficile l’évaluation de la mobilisation. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, a exprimé des attentes optimistes quant à la participation, soulignant que la question des salaires est bien reçue.

L’USL, qui représente les lycéens, a également appelé à une action collective, espérant une « convergence des luttes » entre élèves et personnels éducatifs. Les organisations étudiantes prévoient également de se joindre au mouvement.

Mobilisation des services publics

Pour la première fois depuis 2018, presque tous les syndicats ont uni leurs forces pour appeler à cette grève. En plus de revendiquer des augmentations de salaire, ils souhaitent attirer l’attention sur l’impact de l’austérité sur le service public, notamment dans le contexte d’une hausse du chômage.

Les syndicats de la fonction publique hospitalière se joignent également à la grève, exigeant des salaires et des moyens adéquats pour accomplir leurs missions. De plus, les pompiers, après une mobilisation préventive à Paris, réclament des créations de postes et de meilleures conditions de travail après un été marqué par des incendies dévastateurs.

En parallèle, les policiers, insatisfaits des résultats d’un entretien avec le ministre de l’Intérieur, ajoutent leur voix à cette mobilisation, demandant des augmentations de salaire et un renforcement des effectifs.

Cette journée de grève du 29 septembre s’annonce donc comme un événement clé pour les syndicats, reflet des préoccupations croissantes des agents publics et de la nécessité de faire entendre leurs revendications dans le cadre d’un dialogue social qui peine à se concrétiser.