Les mobilisations lycéennes se poursuivent cette semaine, avec un « acte V » programmé pour le mardi 13 octobre 2026. Ce moment clé de la contestation, qui a débuté à la mi-septembre, est attendu avec une attention particulière par le gouvernement, qui espère un reflux des manifestations.
EN BREF
- Un « acte V » des lycéens se tiendra mardi 13 octobre 2026.
- Le gouvernement espère une baisse de la mobilisation lycéenne.
- Les revendications restent fortes, notamment contre Parcoursup.
Ce lundi 12 octobre 2026, les lycéens reprennent les rues dans le cadre d’une nouvelle semaine de manifestations. Ce mouvement, qui a pris de l’ampleur depuis plusieurs semaines, atteint un tournant décisif avec le « acte V » prévu demain. Le gouvernement, de son côté, redoute une intensification des blocages et des rassemblements, alors qu’il mise sur une décrue de la mobilisation.
Le climat est d’autant plus tendu avec une journée d’action promue sur les réseaux sociaux pour le samedi 17 octobre, axée sur le pouvoir d’achat, évoquant des souvenirs des Gilets jaunes. Des personnalités publiques, telles que Camille Cotin et Teddy Riner, apportent leur soutien au mouvement lycéen, ce qui pourrait renforcer la dynamique des manifestations.
Le vendredi précédent, le gouvernement a annoncé une « nette décélération » des blocages, avec plus de 96 % des lycées ouverts, selon le ministère de l’Éducation. Cependant, 141 établissements restaient fermés, témoignant d’une mobilisation encore significative.
Face à la violence qui a émaillé certaines manifestations, notamment un incident grave ayant coûté la main à un lycéen dans le Pas-de-Calais, le gouvernement a modifié sa stratégie. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé le déploiement de 3 000 professeurs remplaçants dans les établissements les plus touchés par le mouvement. Cette mesure vise à répondre à l’une des principales revendications des lycéens.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a également rendu public un bilan des contributions sur la plateforme de concertation mise en place pour dialoguer avec les lycéens. Il a promis que des amendements au projet de budget pour 2027 prendraient en compte certaines propositions formulées par les jeunes. Cependant, ces réponses n’ont pas convaincu les organisations lycéennes, qui considèrent les mesures comme insuffisantes.
L’Union syndicale lycéenne a qualifié les promesses gouvernementales de « miettes » et maintient ses revendications, dont la suppression totale de la plateforme Parcoursup et un investissement de 10 milliards d’euros pour les lycées. Les contributions des lycéens révèlent que 71 % d’entre elles évoquent des difficultés liées aux emplois du temps, tandis que près de la moitié fait état de problèmes concernant les infrastructures scolaires.
Parallèlement, la poursuite des mobilisations suscite des inquiétudes parmi les 10 000 étudiants en médecine qui doivent passer des épreuves du concours de l’internat. Toute perturbation dans les centres d’examen pourrait entraîner l’annulation des épreuves partout en France. Thibault Patey, président de l’Association nationale des étudiants en médecine (ANEMF), a souligné que ces blocages n’affecteraient que les étudiants et causeraient une « grande détresse ». Il a toutefois exprimé son soutien aux revendications des mobilisations étudiantes.