Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a récemment exprimé son hommage à Ali Larijani, ancien chef de la sécurité, assassiné par Israël. Cette déclaration, bien que formulée par écrit, intervient alors qu’il n’a pas été vu en public depuis sa nomination. Khamenei a promis de venger la mort de Larijani, soulignant l’intensification des tensions entre l’Iran et Israël.
EN BREF
- Mojtaba Khamenei, nouveau guide suprême iranien, rend hommage à Ali Larijani.
- Les États-Unis et Israël intensifient leurs frappes en Iran, touchant des cibles stratégiques.
- Les tensions géopolitiques entraînent une hausse significative des prix du pétrole.
La déclaration de Khamenei a été publiée après l’annonce de la mort d’un autre dirigeant iranien, Esmaïl Khati, ministre du Renseignement. La cheffe des services de renseignement américains, Tulsi Gabbard, a noté que le régime iranien reste intact mais est affaibli par ces pertes successives. Selon ses dires, les attaques ciblant les hauts responsables iraniens ne devraient pas s’arrêter.
Depuis le début de la guerre, le 28 février, la liste des personnalités iraniennes éliminées par Israël et les États-Unis ne cesse de s’allonger, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité de Khamenei, qui a succédé à son père, Ali Khamenei, décédé lors des premiers affrontements. Des rapports indiquent qu’il pourrait être blessé, ce qui alimente les spéculations sur son état.
Les répercussions de cette escalade militaire ne se limitent pas à l’Iran. Le 18 mars, des frappes israéliennes ont également touché la plus grande réserve de gaz au monde, partagée entre l’Iran et le Qatar, provoquant une flambée des prix du pétrole. Le baril de Brent a ainsi augmenté de près de 5% dans les heures qui ont suivi les attaques.
En réponse à cette situation, l’administration Trump a décidé de suspendre certaines restrictions sur le transport de carburant, tout en dénonçant le manque de soutien de ses alliés pour sécuriser le détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial de pétrole.
Les conséquences de cette crise énergétique se font sentir au niveau mondial. Par exemple, la compagnie aérienne SAS a déjà annulé un millier de vols en avril. De plus, le chimiste allemand BASF a annoncé une augmentation de 30% des prix de certains de ses produits industriels en Europe. Ces mesures témoignent des effets en cascade des tensions géopolitiques sur l’économie mondiale.
Les frappes israéliennes sur le champ gazier South Pars/North Dome ont été condamnées par des pays voisins comme le Qatar et Abou Dabi, qui les jugent irresponsables. L’Iran, de son côté, a menacé de riposter en ciblant des installations énergétiques dans le Golfe, augmentant ainsi les risques d’une escalade militaire régionale.
Dans ce climat de tension, l’Arabie Saoudite a également rapporté avoir intercepté un drone en direction de ses installations gazières. Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du régime iranien, ont promis de venger la mort des « martyrs » iraniens, intensifiant les menaces d’attaques contre des cibles israéliennes.
La situation en Israël et au Liban est tout aussi préoccupante. Des frappes israéliennes ont visé des zones densément peuplées de Beyrouth, entraînant un lourd bilan humain. Selon les autorités libanaises, près de 968 personnes, dont 116 enfants, ont perdu la vie depuis le début des hostilités.
Alors que les civils continuent de souffrir des conséquences de ce conflit, des témoignages de réfugiés comme Mustapha Khairallah, âgé, soulignent la résilience des populations face à la violence. « On est très résilient, on est habitués aux bombardements », affirme-t-il, tout en ajoutant que les frappes visent de plus en plus les civils, poussant de nombreuses personnes à fuir leurs foyers.
Face à cette situation complexe, la communauté internationale reste en alerte, alors que les événements se déroulent à un rythme effréné, laissant présager des développements majeurs dans les jours à venir.