À l’approche des élections municipales de 2026, plusieurs figures emblématiques du paysage médiatique français font leur entrée en politique. De l’ancien journaliste Olivier Galzi à l’animateur Gérard Holtz, en passant par d’autres personnalités connues, ces candidats espèrent transformer leur notoriété en véritable influence locale. Leurs projets variés visent à répondre aux préoccupations des citoyens tout en apportant une touche originale à la vie politique de leurs communes.
EN BREF
- Des personnalités telles qu’Olivier Galzi et Gérard Holtz se présentent aux municipales de 2026.
- Leurs projets visent notamment à revitaliser les centres-villes et à soutenir le commerce local.
- Ces candidatures représentent un nouveau souffle dans la politique locale, souvent éloignée des partis traditionnels.
Olivier Galzi : une approche journalistique pour Avignon
L’ancien journaliste Olivier Galzi, connu pour ses interventions sur France 2 et BFMTV, se lance dans la course à la mairie d’Avignon, dans le Vaucluse. Menant une liste indépendante, il s’appuie sur son expérience pour porter les préoccupations des habitants au cœur de son programme. Son projet se concentre sur la revitalisation du centre-ville, le soutien aux commerçants et l’amélioration des services publics. Galzi souhaite également instaurer une gouvernance participative, impliquant davantage les citoyens dans les décisions municipales.
Gérard Holtz : un engagement pour Nice
À Nice, Gérard Holtz, figure emblématique du journalisme sportif, a décidé de rejoindre la liste du maire sortant Christian Estrosi. À 79 ans, Holtz met son expérience et son enthousiasme au service de la ville, particulièrement en vue des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030. En tant que citoyen engagé, il se présente comme un contributeur à la vie locale, sans se revendiquer comme un professionnel de la politique. Son amour pour Nice, qu’il qualifie de « capitale européenne », l’incite à vouloir jouer un rôle actif dans son développement.
Des candidatures variées et engagées
Parmi les autres figures notables, on trouve Denise Fabre, ancienne speakerine de TF1, qui s’engage aux côtés de Christian Estrosi à Nice. À Lyon, Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique Lyonnais, se lance dans la bataille municipale avec son mouvement « Cœur lyonnais », soutenu par plusieurs partis de droite. Son ambition est de renforcer l’attractivité et la sécurité de la ville, tout en se montrant actif sur le terrain, comme en témoigne son soutien au syndicat Alliance Police Nationale lors d’une récente manifestation.
Montpellier, de son côté, voit le retour de Rémi Gaillard, un humoriste reconnu pour ses vidéos virales. Après une première candidature en 2020, où il avait obtenu près de 10 % des voix au premier tour, il réitère son engagement pour « dégager la majorité en place » et représenter une voix citoyenne. À Arles-sur-Tech, Jérôme Molas, ancien candidat de Koh-Lanta et premier adjoint, mènera sa propre liste. Enfin, à Saint-Ouen, Sébastien Phan, également ancien journaliste, se présente contre le maire sortant, capitalisant sur sa notoriété pour porter la voix des citoyens.
Un paysage politique en mutation
Ces candidatures témoignent d’une volonté croissante de personnalités issues du monde des médias de s’engager en politique. Elles cherchent à rompre avec les codes traditionnels et à apporter une nouvelle dynamique aux élections municipales. En se présentant sans étiquette, ces figures emblématiques espèrent incarner une alternative crédible et proche des préoccupations des citoyens. Leurs projets, variés et souvent participatifs, pourraient redéfinir le paysage politique local dans les mois à venir.
Alors que la campagne électorale s’annonce intense, ces personnalités médiatiques semblent prêtes à relever le défi et à s’investir pleinement dans la vie de leurs communes. Leurs engagements pourraient bien marquer un tournant dans la perception de la politique locale, en rendant celle-ci plus accessible et davantage en phase avec les attentes des citoyens.