Le Rassemblement national (RN) a enregistré des résultats encourageants lors du premier tour des municipales de 2026, malgré quelques revers dans les grandes métropoles. Le parti, dirigé par Jordan Bardella, célèbre une « immense victoire » et appelle à des alliances à droite pour espérer transformer ces succès en conquêtes lors du second tour.
EN BREF
- Le RN remporte des succès notables, notamment dans ses bastions traditionnels.
- Jordan Bardella tend la main à la droite pour des alliances au second tour.
- Les grandes villes restent un défi, avec des défaites notables à Paris et Bordeaux.
Les résultats du premier tour des élections municipales révèlent une progression significative du RN dans plusieurs communes. La réélection de plusieurs sortants, tels que Louis Aliot à Perpignan et David Rachline à Fréjus, témoigne de la solidité du parti dans ses fiefs. Steeve Briois à Hénin-Beaumont et le jeune Ludovic Pajot, dont la victoire à Bruay-la-Buissière a frôlé les 80%, sont également à mettre au crédit du RN.
Marine Le Pen a exprimé sa satisfaction quant aux résultats : « Dans de nombreuses communes, le Rassemblement national gagne dès le premier tour », a-t-elle déclaré, citant les exemples de Cagnes-sur-Mer, Vauvert et Nomexy parmi les communes conquises. Au total, le RN est en tête dans 58 municipalités, une augmentation considérable par rapport aux 11 de 2020.
Cependant, le RN doit maintenant se concentrer sur le second tour prévu le 22 mars. Les candidats du parti visent des alliances avec des listes de droite pour remporter des communes clés. Jordan Bardella a affirmé : « Partout où le contexte local le permet, le RN tend la main aux listes de droite sincères et indépendantes ». Toutefois, il a averti que si ces alliances ne se concrétisaient pas, le RN se maintiendrait dans les communes où il est qualifié.
Le sud de la France sera un point crucial, avec des candidatures serrées à Toulon, Agde et Carcassonne. Des suspenses demeurent également à Marseille et Nîmes, où les candidats du RN sont en lutte acharnée contre leurs concurrents de gauche. À Agen, le RN arrive troisième, mais dans un contexte très compétitif.
Toutefois, cette avancée du RN est tempérée par des défaites dans les plus grandes villes. Le mouvement a subi des revers à Calais et Lens, et à Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Rennes et Strasbourg, aucun de ses eurodéputés n’a réussi à franchir le cap du second tour. Le cas le plus marquant reste celui de Thierry Mariani à Paris, qui a obtenu seulement 1,5% des suffrages, un échec qui pourrait avoir des répercussions à un an de la présidentielle.
En somme, le RN se trouve à un tournant décisif. Alors que les résultats du premier tour laissent entrevoir des opportunités de croissance, les défis posés par les grandes villes et la nécessité d’alliances stratégiques pourraient bien définir l’avenir politique du parti.