À l’approche des élections municipales prévues les 15 et 22 mars, la maire écologiste de Strasbourg, Jeanne Barseghian, se lance dans la campagne pour obtenir un second mandat. Elle devra cependant faire face à une concurrence sérieuse, avec dix autres candidats en lice, dont Catherine Trautmann, la candidate socialiste qui domine les intentions de vote selon un sondage Ipsos réalisé début février.
EN BREF
- Jeanne Barseghian, maire écologiste sortante, brigue un second mandat.
- Catherine Trautmann, ex-maire, est en tête des sondages avec 31% des intentions de vote.
- La campagne met en avant des enjeux tels que l’accessibilité et la sécurité publique.
Strasbourg, ville clé du Bas-Rhin et de l’Est de la France, pourrait basculer vers le Parti socialiste. Le dernier sondage Ipsos place Catherine Trautmann, ancienne maire durant deux mandats, en tête avec 31% des intentions de vote, devant Jeanne Barseghian à 22%, Jean-Philippe Vetter des Républicains à 19%, et Virginie Joron du Rassemblement National à 11%.
Les ambitions de Jeanne Barseghian
Jeanne Barseghian, âgée de 45 ans, est la première élue écologiste à diriger Strasbourg. Elle envisage de continuer à transformer la ville, avec des projets tels que la modernisation de la gare et l’extension du tram. Elle souhaite également renforcer l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap et lutter contre diverses formes de discrimination.
Dans une récente interview, elle a exprimé son désir de créer un « conseil de l’accessibilité » et un baromètre local des discriminations. Barseghian a également proposé de lancer un plan pour sécuriser la ville pour les femmes et d’initier une campagne de dépistage pour l’endométriose destinée aux jeunes filles.
Catherine Trautmann : le retour
Catherine Trautmann, 75 ans, souhaite retrouver son siège à la mairie. En tant qu’ancienne ministre de la Culture, elle mise sur des propositions telles que la gratuité des transports en commun pour les seniors et l’encadrement des loyers. Elle a également promis de s’attaquer aux politiques tarifaires pour rendre la mobilité plus accessible.
Sa candidature est soutenue par un fort élan populaire, et elle espère capitaliser sur son expérience pour séduire à nouveau les électeurs, face à une ville qui semble prête à changer de cap.
Les autres candidats en lice
Parmi les autres candidats, Jean-Philippe Vetter a été le premier à déclarer sa candidature sous l’étiquette Les Républicains. Son projet, intitulé « Aimer Strasbourg », le place en bonne position selon les sondages. Virginie Joron, quant à elle, fait ses débuts en tant que candidate à la mairie et prône une politique plus ferme contre la mendicité, tout en demandant un audit des finances de la ville.
Le parti Lutte Ouvrière présente une liste dirigée par Louise Fève et Marc Baud-Berthier, qui plaide pour une solidarité accrue entre tous les travailleurs, quelle que soit leur situation.
Pierre Jakubowicz, candidat du parti Horizons, met l’accent sur la sécurité et la priorisation des piétons dans ses propositions. De son côté, Florian Kobryn, représentant de La France Insoumise, présente un programme ambitieux avec 400 propositions, allant de la gratuité des transports en commun pour les jeunes à l’encadrement des loyers.
Clément Soubise, du Nouveau Parti Anticapitaliste Révolutionnaire, se représente également, tandis que Fahad Raja Muhammad du Mouvement Populaire Indépendant met en avant une vision d’une ville sans logements insalubres.
Enfin, Mohamed Sylla, candidat de la liste Utiles Bas-Rhin, s’engage à promouvoir des services publics de proximité, tandis que Cem Yoldas, de la liste « Strasbourg c’est nous », a récemment fait parler de lui pour des propos controversés sur les réseaux sociaux.
Alors que la campagne entre dans sa phase décisive, les candidats s’efforcent de dessiner un avenir pour Strasbourg, une ville aux enjeux multiples, où chaque voix comptera lors des prochaines élections.