À l’approche du second tour des élections municipales, Patrick de Carolis, maire sortant d’Arles, se retrouve au cœur d’une situation délicate. Le 17 mars, il a exprimé ses préoccupations concernant le maintien de la candidature de son ancien adjoint, Jean-Michel Jalabert, qui pourrait compromettre ses chances de réélection.
EN BREF
- Patrick de Carolis, maire d’Arles, en tête au premier tour avec 34,09 % des voix.
- Jean-Michel Jalabert, ancien adjoint, maintient sa candidature au second tour.
- De Carolis dénoncé des plaintes à son encontre comme une machination politique.
Patrick de Carolis a remporté le premier tour des municipales avec **34,09 %** des suffrages, représentant sa liste divers centre. Ce résultat le place en bonne position, mais il fait face à une compétition accrue. Nicolas Koukas, représentant de l’union à gauche, a obtenu **25,38 %**, tandis que Rémy Benson du Rassemblement national a atteint **16,37 %**. Jean-Michel Jalabert, son ancien premier adjoint, a terminé quatrième avec **13,69 %** des voix.
Le 16 mars, Jalabert a déclaré dans une vidéo qu’il ne se retirerait pas de la course, annonçant qu’il ne souhaitait pas porter l’échec de De Carolis. Cette décision a été perçue par De Carolis comme un acte irresponsable, mettant en péril l’avenir de la ville d’Arles. Dans un communiqué, il a qualifié le choix de Jalabert de « politique du pire », craignant un retour au pouvoir du Parti communiste, une perspective qu’il juge alarmante.
De Carolis a également souligné que **66 % des Arlésiens** ne souhaitent plus de son adversaire au pouvoir. Ce climat électoral tendu est accentué par une faible participation lors du premier tour, où **43,65 %** des électeurs n’ont pas voté. Chaque voix comptera donc double lors de ce second tour, prévu le **22 mars**.
Parallèlement à cette bataille électorale, Patrick de Carolis fait face à des accusations de harcèlement moral et de corruption. Deux dirigeants de l’Athlétic Club arlésien, Sofiane Boualem et Romain Djefaflia, l’accusent de pressions pour les évincer de leurs fonctions. De Carolis a réagi en qualifiant ces allégations de « machination politique » et a annoncé son intention de porter plainte pour dénonciation calomnieuse.
Dans un contexte où les enjeux locaux sont cruciaux, la tension entre De Carolis et Jalabert reflète les luttes internes qui peuvent influencer le paysage politique d’Arles. Les électeurs devront faire un choix éclairé, pesant les promesses et les accusations qui entourent cette campagne électorale.
Le prochain scrutin sera donc déterminant pour l’avenir de la ville, et chacun des candidats doit naviguer habilement dans cette tempête politique pour espérer remporter la confiance des électeurs.