Municipales à Marseille : Benoît Payan et Franck Allisio en tête des sondages

À l’approche des élections municipales, qui se tiendront dans moins de quinze jours, Marseille se prépare à un duel électoral de plus en plus probable entre Benoît Payan, le maire sortant, et Franck Allisio, candidat du Rassemblement national. Les derniers sondages laissent entrevoir un second tour dominé par ces deux figures politiques.

EN BREF

  • Benoît Payan (PS) et Franck Allisio (RN) dominent les intentions de vote.
  • Martine Vassal (LR) et Sébastien Delogu (LFI) sont également en lice.
  • Le second tour est prévu pour le 22 mars 2026.

Le contexte électoral marseillais s’intensifie avec des sondages qui révèlent une nette avance pour Benoît Payan, représentant de la gauche unie, et Franck Allisio, tête de liste du Rassemblement national. Selon une étude de l’Ifop-Fiducial pour La Provence, LCI et Sud Radio parue le 1er mars, Payan recueille 35 % des intentions de vote, suivi de près par Allisio à 32 %.

Cette situation place les deux candidats en tête, mais la compétition n’est pas encore jouée. Loin d’eux, Martine Vassal, candidate Les Républicains et centre, et Sébastien Delogu, représentant de La France insoumise, tentent également de se qualifier pour le second tour. En effet, ces deux candidats ont atteint le seuil de 10 % d’intentions de vote, nécessaire pour accéder à cette étape décisive.

Martine Vassal, qui a connu un pic à 26 % des intentions de vote en novembre, a vu son soutien s’effondrer au fil des mois. Sa chute est marquée par une perte de 5 points depuis février, et une controverse suite à ses propos durant un débat, où elle a évoqué la devise du régime de Vichy, ce qui lui a coûté encore trois points, la plaçant désormais à 18 %.

D’un autre côté, Sébastien Delogu, qui avait commencé avec 15 % en novembre, a connu une légère baisse à 12 % en février, puis une légère remontée à 13 % en mars. Ces fluctuations illustrent un paysage électoral en constante évolution, où la dynamique des campagnes pourrait jouer un rôle crucial.

Les candidats Vassal et Delogu se retrouvent désormais dans une position d’arbitres potentiels du second tour. Ils devront décider s’ils souhaitent se maintenir, s’allier avec d’autres listes ou se retirer complètement de la course.

Malgré ces incertitudes, Benoît Payan semble maintenir une position favorable. Selon les résultats des sondages, il pourrait l’emporter par une marge de 10 points face à Franck Allisio en cas de duel, et de 4 points dans le cadre d’une quadrangulaire. Ces chiffres renforcent sa position de favori, quel que soit le scénario qui se dessine.

Les électeurs marseillais auront l’occasion de trancher lors du scrutin prévu le 22 mars prochain, déterminant ainsi le futur de la municipalité. La tension est palpable, et chaque camp intensifie ses efforts pour mobiliser ses soutiens. La campagne promet d’être aussi intense que décisive.

Alors que les jours passent, la ville de Marseille reste suspendue aux évolutions des sondages et aux mouvements des candidats. Quel que soit le résultat, cette élection s’annonce comme un moment clé pour la politique locale.