À l’approche du premier tour des élections municipales à Paris, les déclarations des candidats révèlent des divisions au sein de la droite. Pierre-Yves Bournazel, représentant du mouvement Horizons, a affirmé son refus d’une alliance avec Rachida Dati pour le second tour. Cette position a été rapidement contredite par Edouard Philippe, ancien Premier ministre et figure de proue de son parti, qui appelle à l’unité.
EN BREF
- Pierre-Yves Bournazel refuse de s’allier avec Rachida Dati au second tour.
- Edouard Philippe prône l’union pour l’alternance à Paris.
- Bournazel enregistre une baisse dans les sondages à l’approche des élections.
Lors de son intervention sur France Inter, Pierre-Yves Bournazel a clairement exprimé son intention de ne pas former d’alliance avec Rachida Dati, soulignant qu’il est important de se concentrer sur les projets plutôt que sur des rivalités personnelles. Ce refus d’alliance s’inscrit dans un contexte de pression croissante de son camp, qui lui recommande de reconsidérer sa position en vue du premier tour, prévu le 15 mars.
La réponse d’Edouard Philippe ne s’est pas fait attendre. Dans une déclaration à l’AFP, il a insisté sur la nécessité de rassembler la droite et le centre pour faire face à la gauche, qui mène les sondages. Philippe a affirmé qu’il ferait tout pour favoriser cette union, tout en précisant que la compétition électorale devrait être basée sur les projets. « Au soir du premier tour, je ferai tout ce que je peux pour qu’on fasse l’union », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une stratégie collective.
Cette divergence entre Bournazel et Philippe met en lumière les tensions au sein de la droite parisienne. Alors que Bournazel, soutenu par Renaissance, peine à s’imposer dans les sondages, Philippe semble vouloir marquer une nouvelle direction. Actuellement, Bournazel est crédité de seulement 12% des intentions de vote, une baisse significative par rapport aux 16% qu’il enregistrait début janvier. En comparaison, Rachida Dati se situe à 30%, tandis qu’Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche, domine avec 32%.
Les prochaines semaines seront donc cruciales pour Bournazel, qui doit naviguer entre ses convictions et les attentes de son entourage politique. Le résultat du premier tour pourrait déterminer non seulement son avenir politique, mais aussi l’orientation de la droite à Paris pour les années à venir.
Les enjeux sont donc particulièrement élevés, et la manière dont Bournazel gérera ces tensions internes sera scrutée de près, non seulement par ses opposants, mais aussi par ses alliés potentiels. La question de l’alliance avec Dati demeure un sujet sensible qui pourrait influencer les choix stratégiques de tous les acteurs impliqués.
Les électeurs parisiens seront, quant à eux, appelés aux urnes dans un peu moins de trois semaines. La campagne promet d’être riche en rebondissements, alors que les candidats affinent leurs stratégies pour séduire un électorat de plus en plus exigeant.