Le maire sortant divers gauche de Marseille, Benoît Payan, a officiellement annoncé samedi sa candidature pour un nouveau mandat à la tête de la deuxième ville de France. Dans une lettre adressée aux Marseillais, il déclare : « J’ai décidé de solliciter votre confiance et de me porter candidat à l’élection municipale de 2026. Ensemble, nous avons commencé à remettre la ville sur les bons rails. Marseille est aujourd’hui plus juste, plus verte et plus forte ». Ce document de deux pages doit être distribué aux habitants de la ville.
EN BREF
- Benoît Payan se représente aux élections municipales de 2026.
- Il souligne les réussites de son mandat, notamment en matière de réhabilitation de logements.
- Des critiques émises à l’encontre de la métropole Aix-Marseille-Provence sur sa gestion des préoccupations locales.
« Marseille a retrouvé sa voix et sa place. Oui, Marseille est de retour. Mais je le dis avec lucidité et humilité : il reste encore de grandes choses à accomplir », affirme M. Payan. Cependant, il n’a pas détaillé les lignes de son programme pour l’élection municipale des 15 et 22 mars.
Un bilan à mettre en avant
Dans cette lettre, le Marseillais de 47 ans se réjouit de son bilan, soulignant les efforts de son équipe municipale qui a été élue en 2020 sous l’étiquette d’une coalition de gauche, écologiste et citoyenne, dénommée Printemps marseillais. Cette coalition a réussi, après 25 ans de règne de la droite, à redonner une nouvelle dynamique à la ville.
Parmi les avancées qu’il met en avant, il déclare que plus de 5 000 logements indignes ont été réhabilités, qu’il a créé 525 places d’hébergement d’urgence dans une ville où persistent encore quelque 40 000 taudis. Il évoque également la plantation de 150 000 arbres, la décision de doubler la proportion de produits biologiques dans les cantines scolaires, et le fait que Marseille est la seule grande ville à avoir réussi à désendetter son budget tout en investissant massivement dans les écoles. De surcroît, cela a permis de doubler le nombre de policiers municipaux présents dans la ville.
Un affrontement politique annoncé
L’annonce officielle de sa candidature ouvre la porte à une campagne qui pourrait s’avérer tendue. Dans sa lettre, Benoît Payan n’hésite pas à critiquer la métropole Aix-Marseille-Provence, actuellement dirigée par Martine Vassal, qui est également candidate à la mairie, soutenue par la droite et le centre. Il l’accuse de freiner le développement de Marseille, une assertion qui ne manquera pas d’être discutée lors des débats de campagne.
Il insiste sur le fait que « Marseille doit être respectée. Respectée dans les choix qui la concernent. Les compétences métropolitaines touchent directement le quotidien des Marseillaises et des Marseillais : la propreté, les transports, la circulation, la voirie, la gestion des déchets, alors que nous payons les impôts les plus chers de la métropole ». Ce discours, empreint d’une certaine colère face aux réalités locales, vise à mettre en lumière les enjeux qui touchent les habitants de Marseille au quotidien.
Alors que Marseille se prépare à cette élection cruciale de 2026, le débat public promet d’être animé. Les choix d’aujourd’hui façonneront l’avenir de cette ville dynamique, marqué par des enjeux sociaux, environnementaux et mêmes identitaires. Benoît Payan devra convaincre les Marseillais qu’il est le candidat le plus à même de continuer à porter leur voix et de répondre à leurs attentes urgentes.
