Dans une récente intervention sur le plateau de Puremédias, Nathalie Saint-Cricq, journaliste de France Télévisions, a tenu à préciser ses propos concernant son salaire. Cette mise au point fait suite à des interrogations soulevées lors de son audition à l’Assemblée nationale, dans le cadre d’une commission d’enquête sur l’audiovisuel public, le 28 janvier dernier.
EN BREF
- Nathalie Saint-Cricq répond aux critiques sur son salaire à l’Assemblée nationale.
- Elle dénonce une focalisation excessive sur des points jugés non essentiels.
- Elle clarifie que son salaire de 5789 euros nets par mois est en ligne avec le secteur.
Lors de son passage dans l’émission diffusée sur T18, Saint-Cricq a exprimé son mécontentement face à la façon dont certains éléments ont été présentés lors de la commission d’enquête. Elle a déclaré : « Je trouve que c’est dommage que la Commission d’enquête se soit focalisée sur un certain nombre de points qui ne me semblent pas essentiels. » Ces commentaires font référence à des accusations concernant des frais jugés excessifs, qui, selon elle, n’ont pas été suffisamment contextualisés.
En se défendant, la journaliste a souligné que les explications fournies lors des auditions n’avaient pas été prises en compte dans le rapport final. « C’est un peu un rapport qui aurait pu être fait avant les auditions. Je trouve ça dommage aussi de jeter l’opprobre », a-t-elle ajouté. Ce sentiment de frustration est compréhensible dans le cadre d’une enquête qui vise à établir la transparence et la responsabilité dans le secteur public.
Nathalie Saint-Cricq a également évoqué les critiques qui l’entourent, notamment celles insinuant qu’elle et d’autres journalistes « s’en mettent plein les poches ». « J’ai entendu sur certaines chaînes dire : ’On s’en met plein les poches’ pour que les gens qui nous regardent croient que c’est dans le service public qu’on est le mieux payé, qu’on ne fait pas notre boulot. J’ai trouvé que ce n’était pas très [juste] », a-t-elle déclaré.
Lors de son audition, la journaliste avait été interrogée sur son salaire, considéré comme « élevé » par certains, en comparaison avec celui de « journalistes et pigistes précaires ». Elle a alors rappelé qu’elle avait déjà divulgué son salaire à plusieurs reprises dans différents médias. En juillet, elle avait mentionné un revenu mensuel net de 5789 euros, ce qu’elle estime raisonnable au regard du marché. « J’ai l’impression que, quand je vois ce qui se passe dans le privé, ce n’est pas excessif », a-t-elle affirmé.
Dans un portrait paru dans Libération quelques mois plus tôt, elle avait également précisé que les gens confondent souvent les salaires des journalistes avec ceux des animateurs, ajoutant que ses revenus incluent des droits d’auteur. Cette distinction est essentielle pour comprendre la structure des rémunérations dans le secteur médiatique, où les disparités peuvent être marquées.
Les déclarations de Nathalie Saint-Cricq soulèvent des questions pertinentes sur la perception des salaires dans le secteur public et sur la manière dont les journalistes sont souvent jugés en fonction de leur position. Les enjeux de la rémunération dans l’audiovisuel public méritent une discussion éclairée et objective, loin des jugements hâtifs et des généralisations.
La transparence et la responsabilité dans le domaine médiatique sont primordiales, surtout à l’heure où la confiance du public envers les institutions est mise à l’épreuve. Les propos de Saint-Cricq rappellent l’importance d’un débat nuancé et réfléchi sur ces sujets délicats.