Nathalie Saint-Cricq défend son salaire face à l’Assemblée nationale

Ce mercredi 28 janvier, lors d’une audition devant la commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste politique de France Télévisions, a été interrogée sur son salaire par le député Charles Alloncle. Ce dernier, membre du groupe d’Éric Ciotti, a souligné les écarts salariales entre les journalistes et les cadres dirigeants du secteur.

EN BREF

  • Nathalie Saint-Cricq auditionnée sur son salaire à l’Assemblée nationale.
  • Elle évoque des écarts de rémunération dans l’audiovisuel public et privé.
  • La journaliste a déjà révélé son salaire dans plusieurs interviews.

Lors de cette audition, Charles Alloncle a interrogé Nathalie Saint-Cricq sur son salaire, qui s’élève à environ 5789 euros nets par mois. Il a mis en lumière les différences de rémunération entre les journalistes et les dirigeants, questionnant la transparence de ces informations, financées par les impôts des citoyens.

Nathalie Saint-Cricq a répondu avec une certaine fermeté, déclarant : «Je ne crois pas m’être plainte particulièrement. Qu’il y ait des écarts, c’est sûr. Qu’il n’y ait pas une transparence totale, c’est certain». Elle a mentionné que son salaire est accessible dans une Data-room, une plateforme où sont publiées les informations financières de France Télévisions.

Elle a également rappelé avoir travaillé bénévolement pendant dix ans sur l’émission dominicale Questions politiques, soulignant que son engagement dans le service public ne se limite pas à des considérations financières. Elle a affirmé : «Je ne pense pas que ce soit l’appât du gain qui me fasse travailler dans le service public».

Les échanges ont pris une tournure plus tendue lorsque Charles Alloncle a exprimé son incompréhension face à la réticence de la journaliste à divulguer certaines informations salariales. Il a insisté sur le fait que ces salaires sont financés par l’argent public et devraient donc être accessibles au public.

En réponse à ces accusations, Nathalie Saint-Cricq a clarifié qu’elle avait déjà évoqué son salaire dans plusieurs interviews. En juillet dernier, sur RTL, elle avait déclaré : «J’ai l’impression que, quand je vois ce qui se passe dans le privé, ce n’est pas excessif». Elle a également mentionné que son fils gagnait davantage qu’elle, ajoutant avec humour : «Ce n’est pas grave, il me paiera un Ehpad super !».

Dans un portrait publié par Libération en avril 2024, elle a encore confirmé son salaire et a mis en avant la confusion entre les salaires des journalistes et ceux des animateurs, précisant qu’elle perçoit aussi des droits d’auteur. Ses déclarations témoignent d’un engagement à la transparence, tout en défendant sa position dans un milieu souvent soumis à des critiques sur les rémunérations.

Cette audition met en lumière les enjeux de la rémunération dans le secteur de l’audiovisuel, où les écarts peuvent susciter des interrogations sur l’équité et la transparence. La question des salaires des journalistes dans un service public financé par les contribuables reste un sujet sensible, qui mérite une réflexion approfondie.

Les débats autour de la rémunération dans l’audiovisuel public pourraient bien se poursuivre, alors que la commission d’enquête continue son travail d’analyse. Les réponses de Nathalie Saint-Cricq pourraient également influencer les futures discussions sur la gestion des ressources humaines dans ce secteur essentiel. La transparence et l’équité salariale demeurent des préoccupations majeures dans un contexte où la confiance du public est en jeu.