Nice : Eric Ciotti promet une baisse significative de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires

À peine élu, le nouveau maire de Nice, Eric Ciotti, annonce une réforme fiscale d’envergure qui vise à alléger la pression fiscale sur les propriétaires de la ville. Alors que la taxe foncière a connu une hausse vertigineuse en 2024, l’élu prévoit une réduction de cette taxe à partir de septembre 2026, ainsi qu’une diminution de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires.

EN BREF

  • Eric Ciotti annonce une baisse de la taxe foncière et d’habitation à Nice.
  • La réforme vise à alléger les charges fiscales des propriétaires de résidences secondaires.
  • Une réunion du conseil municipal est prévue le 24 avril pour voter ces mesures.

Lors d’une intervention sur BFM TV le 1er avril, le maire a affirmé que cette réforme fiscale s’inscrit dans une volonté de « déserrer l’étau » qui pèse sur les résidents niçois. En réponse à une augmentation de près de 25 % de la taxe foncière en 2024, Eric Ciotti a promis que le Conseil municipal se réunirait le 24 avril pour abroger cette hausse. Il vise un retour à un niveau de taxation inférieur d’environ 20 % à celui de cette année.

Pour les propriétaires, ce changement se traduira par une économie immédiate. Eric Ciotti a évoqué un gain de pouvoir d’achat d’environ 200 euros pour un appartement de trois pièces situé en centre-ville. Il a également souligné que les locataires pourraient bénéficier de cette mesure, car ils sont souvent indirectement affectés par les hausses de la taxe foncière, celle-ci étant souvent répercutée dans leurs charges.

Un autre point clé de la réforme concerne la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Actuellement, cette taxe génère environ 50 millions d’euros pour la ville, dont 17 millions proviennent d’une majoration de 60 % appliquée aux logements secondaires. Eric Ciotti a promis que cette réforme se traduirait par une « baisse très importante » pour ces propriétaires, avec un remboursement prévu de près de 4 millions d’euros.

Cette approche de réduction fiscale contraste avec les tendances observées dans d’autres communes, notamment celles en zone tendue, où la majoration de la taxe d’habitation a explosé ces dernières années. Entre 2021 et 2024, les recettes nationales issues de ces majorations ont augmenté de 221 %, atteignant 436 millions d’euros. En effet, près de 40 % des communes concernées appliquent la surtaxe maximale de 60 %, alors que Nice semble vouloir prendre une direction opposée.

Pour la ville, ces mesures ont un impact budgétaire considérable. Selon le Compte financier unique 2024, la ville de Nice devrait percevoir environ 262,7 millions d’euros de la taxe foncière bâtie. Une réduction de 20 % signifierait une perte de près de 52,4 millions d’euros de recettes annuelles. Les experts rappellent que même si le taux local diminue, cela ne garantit pas que la facture ne grimpe pas si l’État continue de revaloriser les bases cadastrales.

La mise en œuvre de ces annonces dépendra du vote du Conseil municipal, prévu pour le 24 avril 2026. Si ces mesures sont adoptées, les propriétaires occupants, les détenteurs de résidences secondaires et les locataires seront attentifs à leur prochain avis de taxe foncière pour évaluer l’impact réel de cette promesse de baisse.

En somme, cette initiative d’Eric Ciotti marque un tournant dans la politique fiscale de Nice, avec l’espoir d’alléger le fardeau fiscal des propriétaires et d’améliorer leur pouvoir d’achat dans un contexte économique souvent difficile.