Ancien attaquant emblématique de l’Équipe de France, Nicolas Anelka a longtemps choisi de vivre à Dubaï, loin des polémiques qui ont terni son image après la Coupe du monde 2010. Cependant, en ce début d’année 2025, il est de retour à Paris, motivé par une raison très personnelle : l’ambition de son fils, Kaïs, qui a intégré le centre de formation du Paris Saint-Germain (PSG).
EN BREF
- Nicolas Anelka revient à Paris pour soutenir son fils Kaïs, joueur au PSG.
- Après des années à Dubaï, il souhaite transmettre son expérience au football français.
- Il reste exigeant envers son fils, conscient des défis d’une carrière sportive.
Le parcours d’Anelka est marqué par une carrière tumultueuse, ponctuée d’incidents qui ont laissé des marques indélébiles. Après sa violente altercation avec Raymond Domenech et la grève de Knysna, il s’est senti ostracisé par le climat médiatique et politique en France. Pour échapper à cette pression, il a choisi de s’installer à Dubaï, attiré par un mode de vie plus serein et une certaine forme d’anonymat.
Pourtant, le retour en France s’est imposé à lui, non pas par nostalgie, mais par nécessité. Son fils, Kaïs, 16 ans, a fait le choix de poursuivre sa passion pour le football au PSG, un défi que Nicolas prend très au sérieux. “Je suis obligé de revenir parce que mon fils joue au Paris Saint-Germain”, a-t-il déclaré lors d’une interview sur la chaîne YouTube Le Club des 5. Il est conscient que le niveau de jeu à Dubaï ne peut pas lui offrir les mêmes opportunités qu’en Europe.
Anelka, qui avait auparavant affirmé ne pas vouloir vivre en Europe, se retrouve aujourd’hui en France entre les entraînements de son fils et ses projets professionnels. Il partage son temps entre Paris et la NA39 Academy, située à La Garde, près de Hyères. Là, il s’efforce de transmettre ses connaissances et son expérience aux jeunes talents, convaincu que la mentalité est un facteur déterminant dans le succès d’un joueur : “80 % de mental, ça fait la différence”, insiste-t-il.
Malgré son passé tumultueux, Anelka se montre déterminé à ne pas surprotéger son fils. “Il est conscient de ma carrière, de ce que je représente à Paris, mais il n’a aucune pression”, explique-t-il. Il se décrit comme un père exigeant, conscient des défis que son fils devra relever. “Je sais que ce n’est pas facile de réussir. J’ai fait une carrière, donc je sais par où je suis passé”, ajoute-t-il, soulignant l’importance du travail acharné et de la discipline.
Le retour d’Anelka à Paris semble être une nouvelle étape dans sa vie, marquée par une volonté de se réconcilier avec son passé tout en soutenant l’avenir de son fils. En participant activement à sa formation, il espère l’aider à éviter les pièges qui ont jalonné son propre parcours. “Je suis très dur avec lui, parce que je veux qu’il réussisse”, conclut-il.
Ainsi, ce retour en France, loin d’être un simple retour aux sources, s’inscrit dans une volonté plus profonde de soutien familial et de transmission de valeurs, tout en restant conscient des exigences du milieu du football.