Le troisième procès de Nicolas Zepeda s’est conclu ce jeudi 26 mars par une condamnation à la réclusion à perpétuité pour l’assassinat de son ex-petite amie, Narumi Kurosaki. Ce crime, survenu il y a dix ans à Besançon, reste marqué par la disparition du corps de la victime, qui n’a jamais été retrouvé. La cour d’assises du Rhône, réunie à Lyon, a établi que le prévenu avait agi avec préméditation, comme l’a affirmé le président de la cour, Éric Chalbos, en prononçant le verdict.
EN BREF
- Nicolas Zepeda condamné à perpétuité pour l’assassinat de Narumi Kurosaki.
- Le corps de la victime n’a jamais été retrouvé après le crime de 2016.
- Le prévenu a toujours clamé son innocence malgré les preuves à charge.
À 35 ans aujourd’hui, Nicolas Zepeda faisait face à des accusations graves. En 2022, il avait été condamné à 28 ans de réclusion, peine confirmée en appel en 2023, mais la Cour de cassation avait annulé ce dernier verdict en raison d’un vice de procédure. La décision rendue récemment marque donc la fin d’un long parcours judiciaire et une condamnation définitive pour l’accusé.
Les faits remontent à la nuit du 4 au 5 décembre 2016. Selon les éléments présentés lors du procès, Narumi Kurosaki aurait été tuée par suffocation. Les détails évoqués par le magistrat laissent entendre que la victime aurait été étranglée ou étouffée dans la chambre 106 de sa résidence universitaire. Après le meurtre, Zepeda aurait utilisé la valise de Narumi pour transporter son corps, probablement pour le dissimuler dans une forêt.
Ce verdict est d’autant plus significatif qu’il dépasse les réquisitions de l’avocat général, qui avait plaidé pour une peine de 30 ans de réclusion. La cour a jugé que les circonstances entourant le crime justifiaient une peine plus sévère. Malgré les preuves présentées, Zepeda a maintenu son innocence tout au long de la procédure. « Je ne l’ai pas tuée, je l’aimais profondément », a-t-il déclaré lors de son témoignage.
Les avocats de la défense ont tenté de démontrer des incohérences dans le dossier, mais la cour a été convaincue « au-delà de tout doute raisonnable » de la culpabilité de Zepeda. Cette affaire a suscité une attention médiatique considérable, non seulement en raison de la nature tragique des événements, mais également à cause de l’absence du corps de la victime, un élément central qui soulève de nombreuses questions.
Alors que la famille de Narumi Kurosaki espère enfin obtenir justice, ce procès a mis en lumière les défis que posent les affaires criminelles sans corps. Les enquêteurs continuent de chercher des réponses, mais pour l’heure, la condamnation de Nicolas Zepeda représente une avancée pour la justice, même si elle ne ramène pas Narumi à sa famille.
Ce verdict pourrait également servir de précédent pour d’autres affaires similaires, où les preuves circonstancielles jouent un rôle crucial dans la recherche de la vérité. Les débats autour de cette affaire devraient se poursuivre, notamment sur les questions éthiques et juridiques soulevées par le cas de Zepeda.