Le cauchemar se poursuit au Népal. Six semaines après une inondation meurtrière à sa frontière avec la Chine, une nouvelle crue soudaine a frappé le centre du pays. Ce dimanche matin, les autorités ont lancé l’alerte après la rupture d’un barrage causée par un glissement de terrain, qui avait bloqué l’écoulement de la rivière Budi Gandaki, comme l’a déclaré l’autorité en charge des situations d’urgence.
EN BREF
- Cinq personnes sont portées disparues suite à une crue soudaine au Népal.
- Des vidéos montrent des débris emportés par le flot, plusieurs maisons détruites.
- L’armée a évacué au moins 49 personnes par hélicoptère dans la région affectée.
Dharam Raj Uprety, le chef de l’autorité en charge des situations d’urgence, a précisé que cinq personnes sont actuellement portées disparues, tandis que plusieurs maisons ont été emportées par la furie des eaux. Des images partagées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de la crue, montrant des débris charriés par le flot, ainsi que des bâtiments proches de la rivière qui ont été détruits.
Pour répondre à cette situation d’urgence, l’armée népalaise a déployé quatre hélicoptères dans la zone touchée et a réussi à évacuer au moins 49 personnes. Le désastre rappelle de manière tragique les événements survenus le 26 août dernier, lorsque l’effondrement d’un glacier et d’un pan de montagne avait provoqué une immense vague dans la vallée de la rivière Trishuli. Cet incident avait causé la mort de 1.400 personnes et laissé 5.000 disparus, emportant des maisons, des routes et des infrastructures essentielles sur plusieurs dizaines de kilomètres.
Laxmi Gurung, un responsable du village sinistré de Chumnubri, a exprimé son angoisse face à cette nouvelle catastrophe : « Notre maison a été emportée, nous n’avons plus d’électricité, les ponts ont été détruits, mais il n’y a pas de victimes. » Cette déclaration illustre bien le traumatisme persistant que vivent les habitants de la région après ces événements dévastateurs.
Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents au Népal et dans d’autres régions d’Asie du Sud, particulièrement durant la mousson d’été. En septembre dernier, au moins 21 personnes ont perdu la vie à cause de ces phénomènes, selon des sources officielles népalaises. Les scientifiques soulignent que la fréquence et l’intensité de ces catastrophes naturelles sont aggravées par le changement climatique, qui entraîne la fonte accélérée des glaciers et déstabilise la géologie de l’Himalaya.
Alors que les secours s’organisent pour répondre à cette nouvelle tragédie, la situation au Népal soulève une question préoccupante. Jusqu’où les catastrophes naturelles liées aux dérèglements climatiques continueront-elles d’affecter la vie des populations vulnérables de cette région ? Le chemin vers la résilience semble encore long et semé d’embûches pour ces communautés déjà éprouvées.